Jean-François Chaumont
Agence QMI

Des Rangers plus vivants que jamais

Des Rangers plus vivants que jamais

Mats Zuccarello.Photo Brad Penner / USA Today / Reuters

Jean-François Chaumont

MONTRÉAL - Le 18 janvier, le «New York Post» avait enterré l'équipe de Ryan McDonagh, Derek Stepan et Henrik Lundqvist : les Rangers sont finis (The Rangers are done). À cette époque, les «Blue Shirts» se retrouvaient au cinquième rang dans l'Association de l'Est.

Coïncidence ou pas, cette chronique de Larry Brooks restera l'un des éléments marquants de cette saison 2015-2016 des Rangers. Depuis cette date, la troupe d'Alain Vigneault a grimpé au classement en se positionnant tout juste derrière les Capitals de Washington.

Dans un corridor du Centre Bell à deux heures du match contre le Canadien, Vigneault n'a pas fait de lien entre cette histoire et la remontée des siens.

«Je te dirais que je ne pense pas que nos joueurs ont porté plus attention à cette chronique qu'une autre, a répliqué Vigneault. Tout le monde dans le métier a droit à son opinion. C'était la sienne à ce moment précis. À mes yeux, ça n'a pas fait beaucoup de vagues.»

Si ce papier n'a pas créé un raz-de-marée dans son vestiaire, l'entraîneur en chef des Rangers se souvenait parfaitement du moment de sa publication et du contexte dans lequel il baignait.

«Nous étions dans une drôle de période, a-t-il poursuivi. Nous avions connu un bon départ au niveau des résultats même si nous ne jouions pas du grand hockey. Notre gardien était phénoménal pour les premières semaines. Quand nous avons commencé à bien jouer, notre gardien était plus ordinaire. Mais, nous avons réussi à nous replacer. L'équipe et nos deux gardiens jouent maintenant très bien.»

«Nous devions respecter notre plan et continuer à travailler sur des éléments précis avec nos joueurs, a-t-il continué. Les équipes qui ne progressent pas durant la saison ne feront pas les séries. Malgré notre bon départ, nous devions nous améliorer.»

Une relation civilisée

À New York, Brooks est le chroniqueur hockey le plus influent. À une époque pas si lointaine, il entretenait une relation houleuse avec John Tortorella, le prédécesseur de Vigneault.

Avant le match contre le CH, celui qu'on surnomme Monsieur Brooks a souri quand «Le Journal de Montréal» l'a approché pour écrire une petite histoire au sujet de sa chronique du mois de janvier.

«Ça me fait plaisir d'en parler, a-t-il répliqué. Mais, la première chose que je dois dire, c'est que le titre à la Une des sports ne reflétait pas parfaitement ma chronique. C'était beaucoup plus fort et plus cinglant. Le ''New York Post '' aime bien faire de grosses manchettes, c'est typique de mon journal et c'est bien correct ainsi.»

«Après mon article, ils ont battu les Canucks de Vancouver 3 à 2 en prolongation, a-t-il poursuivi. Mats Zuccarello est passé devant moi pour me dire que son équipe était encore bien vivante. C'était sympathique, rien de méchant.»

S'il n'aurait pas invité Tortorella pour une bière après un match, Brooks a un grand respect pour Vigneault.

«J'ai une relation beaucoup plus civilisée avec Alain. J'aime travailler avec lui. Je n'ai jamais croisé un entraîneur qui est aussi peu affecté par les critiques. Il ne se sent pas visé quand nous écrivons de mauvaises choses à son sujet ou sur les Rangers. Il ne vit pas dans un monde parallèle, il le sait très bien quand nous le critiquons, mais les critiques roulent sur son dos, comme de l'eau sur le dos d'un canard. Il est un véritable professionnel.»

Avant le 18 janvier, les « Blue Shirts » avaient une fiche de 24-16-5. Depuis cette date, ils ont conservé un dossier de 18-8-3.

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