Jean-François Chaumont
Agence QMI

Le grand retour de David Perron

Le grand retour de David Perron

David Perron.Photo Kirby Lee / USA Today Sports / Reuters

Jean-François Chaumont

ANAHEIM - Il n'y a pas juste les Ducks d'Anaheim qui ont trouvé une façon de se relever d'un mauvais départ. David Perron a expérimenté le même phénomène, mais d'une façon différente. Échangé des Penguins de Pittsburgh aux Ducks, Perron a retrouvé sa touche aux côtés de Ryan Getzlaf.

Avant son départ de Pittsburgh, le numéro 57 traversait une période sombre avec aucun but à ses 19 dernières rencontres. Même s'il se retrouvait au pays des Sidney Crosby et Evgeni Malkin, il n'avait obtenu que 16 points (4 buts, 12 passes) en 43 matchs.

À Anaheim, Perron a rapidement oublié ses déboires. Acquis le 16 janvier des Penguins, il a marqué son premier but avec les Ducks dès le lendemain, à son premier match, contre les Kings de Los Angeles. Depuis ce temps, il n'a jamais ralenti avec 16 points (7 buts, 9 passes) en 18 rencontres.

À la veille de la visite du Canadien au Honda Center, Perron a parlé de sa renaissance avec les Ducks.

«J'ai trouvé une belle complicité avec Getzlaf dès le départ, a-t-il expliqué. J'ai toujours aimé le jeu de Getzlaf. Il aime circuler la rondelle en zone adverse, il fait de petites passes et il travaille fort avec la rondelle. Même si je ne suis pas gros, ça ressemble à mes forces.»

«Je l'ai dit assez souvent lors de mes entrevues en anglais, mais les gars sont affamés à Anaheim après un horrible départ, a-t-il poursuivi. Il y avait deux équipes avec de très mauvaises fiches en début de saison: Columbus et Anaheim. Les Blue Jackets n'ont jamais réussi à se relever même s'ils jouent mieux. C'est une histoire différente pour les Ducks, nous nous battons pour le sommet de notre division avec les Kings.»

De bons souvenirs

À Pittsburgh, Perron ne manquait pas de bons centres avec la présence des Crosby et Malkin. En un peu plus d'un an avec les Penguins, l'ailier de 27 ans n'aura pas développé cette fameuse chimie avec l'un des deux phénomènes.

«J'aurais voulu que ça débloque plus avec Crosby ou Gino, a-t-il répliqué. Pour vrai, j'avais énormément de plaisir à Pittsburgh, il y avait un bon groupe de gars et plusieurs joueurs du Québec. J'étais triste de partir des Penguins, mais je m'y attendais un peu. Je ne me disais pas tous les jours que j'étais pour être échangé sauf que je me doutais qu'il s'agissait d'une possibilité.

«J'ai apprécié mon temps à Pittsburgh, a-t-il continué. Je n'ai aucun aspect négatif à dire sur les Penguins. Dans dix ans ou 15 ans, je raconterai que j'ai déjà joué avec Sidney Crosby ou Evgeni Malkin.»

À ses yeux, le système de jeu des Ducks et de Bruce Boudreau cadre plus avec ses forces.

«Les Ducks me font plus penser aux Blues, a-t-il expliqué. Les Penguins aiment plus lancer la rondelle dans le fond du territoire et la pourchasser. C'est un style qui cadre bien avec Carl Hagelin puisqu'il a énormément de vitesse. Je n'ai pas le même style. Parfois, je ne comprenais pas notre façon de jouer.»

Un mauvais message

Toujours aussi honnête dans ses explications, Perron a reculé jusqu'au dernier camp pour analyser son lent départ cette saison.

«Au début du camp, j'ai fini dans les cinq premiers des Penguins sur une cinquantaine de joueurs pour les examens physiques, a-t-il rappelé. Je voulais leur prouver que j'étais dans une grande condition. À la fin du camp, j'ai joué un match préparatoire au sein du quatrième trio. J'ai perçu ça comme une claque au visage. Je ne sais pas si ma confiance en souffrait, mais c'était à moi de me regrouper.»

Depuis ses premiers pas à Anaheim, Perron n'a jamais joué avec un autre centre que Getzlaf. Il est donc loin d'un quatrième trio.

- Le 15 janvier, les Ducks ont acquis Perron et le défenseur Adam Clendening en échange de l'ailier Carl Hagelin.

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