Mathieu Boulay
Agence QMI

Encore Roy et maître

Encore Roy et maître

Patrick Roy a participé à un match des anciens en plein air.Photo Doug Pensinger/Getty Images/AFP

Mathieu Boulay

DENVER - Le public a vu le Patrick Roy des beaux jours lors du match des anciens entre l'Avalanche du Colorado et les Red Wings de Detroit, vendredi au Coors Field.

Même s'il est maintenant âgé de 50 ans, l'ancien gardien de l'Avalanche et du Canadien de Montréal a démontré qu'il n'a pas perdu son esprit compétitif dans un gain de 5-2 des favoris locaux contre leurs grands rivaux des années 1990 devant une foule bruyante de 43 319 spectateurs.

Le célèbre numéro 33 n'a alloué qu'un but sur une vingtaine de tirs, dont plusieurs de qualité, lors des 40 minutes où il était sur la patinoire. Et ce n'est pas parce qu'il n'a pas essayé de le stopper.

Steve Yzerman, un des meilleurs joueurs de l'histoire des Red Wings, a trompé sa vigilance sur un retour de lancer. Ce fut le seul moment de faiblesse de celui qui a remporté quatre coupes Stanley au cours de sa carrière.

Roy a réussi ses plus beaux arrêts contre Brendan Shanahan sur une échappée et Dino Ciccarelli lorsqu'il était étendu de tout son long sur la surface glacée.

Victoire satisfaisante

Après la rencontre, Roy affichait un sourire qui traduisait bien sa satisfaction d'avoir signé un autre gain contre les Red Wings.

«Je viens de me rapprocher un peu plus de Martin Brodeur avec cette victoire, a déclaré Patrick Roy en blaguant au cours de son point de presse d'après-match. Je me suis bien amusé.

«J'aimerais remercier mes joueurs, qui m'ont beaucoup aidé dans ma préparation. Je crois que j'étais prêt et je voulais l'être pour bien profiter du moment.»

Comme ce fut souvent le cas au cours de sa carrière, la défaite n'était pas une option.

«Je voulais bien faire devant nos partisans et je ne voulais pas qu'ils quittent le Coors Field avec une défaite, a-t-il ajouté. Je voulais les rendre fiers de notre groupe une fois de plus.»

Comme dans le temps

Au plus fort de la rivalité entre ces deux équipes, des gestes à la limite de la légalité étaient commis de part et d'autre. Ça n'a pas été différent lors du match des anciens.

Les gens ont été témoins de quelques petits coups qu'on ne voit pas habituellement dans une partie avec des légendes du hockey. Lors d'un contact au centre de la glace, Chris Chelios a semblé sortir le genou à Chris Simon, qui n'a pas apprécié.

Puis, après une bataille derrière le but de Roy, Adam Foote a reçu un double-échec de Darren McCarty. Il faut croire qu'ils n'ont pas oublié leurs querelles d'antan.

Jeu parfait

Peter Forsberg a démontré rapidement dans la rencontre qu'il n'avait pas perdu sa touche d'antan.

Après avoir reçu une passe de Claude Lemieux, il a trouvé Valeri Kamensky, qui a dégainé aussitôt pour battre le gardien des Red Wings et donner les devants à l'équipe locale. Même si ça fait plusieurs années qu'ils n'avaient pas évolué ensemble, ça n'a pas paru sur ce jeu.

Il faut croire que Kamensky est l'homme des premières au Colorado. C'est également lui qui avait inscrit le premier but de l'histoire de l'Avalanche.

Un autre qui ne semble pas avoir perdu sa touche, c'est Joe Sakic. L'ancien des Nordiques de Québec a donné une avance de 2-1 avec ce qui a été sa marque de commerce: un tir des poignets précis.

Milan Hedjuk, Stéphane Yelle et Raymond Bourque ont marqué les autres buts de l'Avalanche, alors que Shanahan a assuré la réplique pour les Wings.

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