Jonathan Bernier
Agence QMI

L'Avalanche n'a jamais abdiqué

Jonathan Bernier

DENVER - La situation de l'Avalanche n'est pas nécessairement plus rose que celle du Canadien.

Huitième de l'Association de l'Ouest, la troupe de Patrick Roy n'a que quatre points de priorité sur ses deux plus proches rivaux: les Coyotes de l'Arizona et le Wild du Minnesota. Dans un cas comme dans l'autre, l'Avalanche a disputé trois matchs de plus que ses adversaires.

De plus, il a subi la défaite dans cinq de ses sept derniers matchs. Ce qui le place dans une position plutôt précaire.

Pourtant, personne ne semble avoir abandonné dans ce vestiaire, contrairement à ce que nous laissent croire les dernières performances du Tricolore.

«Tout le monde est au courant de ce qui se passe à Montréal. On a tous vu le début de saison du Canadien et on est tous surpris de ce qui lui arrive. Tu vois que l'absence d'un seul joueur peut faire une grosse différence», a déclaré François Beauchemin.

Mais comment se fait-il que le feu semble encore brûler chez les joueurs de l'Avalanche, dont les entraînements se déroulent à un rythme très élevé?

«N'importe qui joue pour gagner. Que ce soit pour une place en séries ou pour la première position, on travaille chaque jour. C'est plus plaisant de se battre pour les séries que de ne jouer pour rien du tout», a ajouté le défenseur québécois.

Quand les leaders se lèvent

Contrairement au Tricolore, l'Avalanche a connu un début de saison atroce. Après 24 matchs, la troupe de Patrick Roy montrait un dossier de 9-14-1. Au 1er décembre, elle occupait le 12e rang de l'Association de l'Ouest.

«Peu de gens nous donnaient une chance de nous replacer dans le portrait des séries, il y a quelques mois. Pourtant, nous y voilà, a rappelé Jarome Iginla.

«Tu dois te présenter pour travailler. C'est une course tellement serrée. Il faut trouver le juste milieu entre la détermination, le travail et le stress de vouloir trop en faire», a-t-il ajouté.

D'ailleurs, le vétéran de 38 ans a reconnu que les leaders de cette équipe ont fait une grosse différence dans le revirement de situation qui s'opère depuis le mois de décembre.

«C'est une affaire de groupe. Il faut que différents joueurs se lèvent. Si c'est toujours le même, ça finit par perdre son effet», a-t-il indiqué.

Les joueurs du Canadien devraient peut-être en prendre de la graine.

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