Pierre Durocher
Agence QMI

Le chandail de Martin St-Louis retiré à Laval

Pierre Durocher

LAVAL - Deux jours après le retrait du chandail numéro 30 de Martin Brodeur au New Jersey, ce fut au tour de Martin St-Louis de recevoir cet honneur jeudi soir.

C'est toutefois l'organisation des Delta de Laval qui a retiré son chandail, lors de cérémonies qui ont eu lieu à l'aréna Samson, et non pas celle du Lightning de Tampa Bay.

D'ailleurs, il faut souhaiter que les dirigeants du Lightning imitent bientôt ceux des Devils en retirant le numéro 26, car aucun autre joueur n'a marqué autant l'histoire de cette concession que St-Louis, auteur de 953 points en 972 matchs dans l'uniforme bleu et blanc.

«Je n'ai pas de contrôle sur cette décision, mais il est certain que ça serait un bel honneur à recevoir», a simplement dit St-Louis à ce sujet, lui qui a terminé sa carrière dans l'uniforme des Rangers de New York.

En attendant ce grand jour à Tampa, il a fort apprécié l'hommage qui lui a été rendu à Laval, où il a fait ses premiers pas au hockey. St-Louis excellait aussi au soccer et comme gymnaste.

Déjà trop fort à six ans !

«C'est dans ce petit aréna du quartier Sainte-Dorothée que tout a commencé pour moi, a-t-il confié. L'honneur que les Lavallois me rendent me fait chaud au cœur car mes racines sont ici.»

«J'avais à peine six ans lorsque je me suis joint aux Delta et je me souviens avoir dit à mon père que je me trouvais déjà très bon. Il m'avait réprimandé sur le bord de la baie vitrée, me rappelant de ne pas parler de cette façon...»

St-Louis avait toutefois bien raison. Dès ses débuts dans le hockey mineur, il était de loin le meilleur joueur sur la glace, malgré sa petite taille. Il avait un plaisir fou à terroriser les gardiens.

«Martin est monté dans les rangs atome CC, après une seule saison passée au niveau novice, parce qu'il était trop fort, a souligné son père Normand. Il a joué durant quatre ans dans cette catégorie. Ça ne le dérangeait pas d'être le plus jeune.»

Un joueur exceptionnel

Gilles Langlois, son premier entraîneur à Laval, était présent lors des cérémonies jeudi soir.

«Martin était un joueur exceptionnel, a-t-il rappelé. Je me souviens que dès l'âge de six ans, il patinait des deux côtés plus vite que tout autre joueur. Il anticipait déjà les jeux et il était capable de freiner des deux bords. Il était étourdissant.»

St-Louis était émotif en parcourant les couloirs de l'aréna Samson.

«Rien n'a changé ici. J'ai d'ailleurs amené mes trois enfants visiter l'aréna l'été dernier, pour leur montrer où j'avais commencé à jouer au hockey», a raconté celui qui réside au Connecticut.

Des arénas à rénover

Le maire de Laval, Marc Demers, a indiqué qu'une somme de 23 millions $ sera investie pour rénover quatre arénas à Laval. Il entend aussi en construire d'autres, car trop d'équipes doivent aller s'entraîner à l'extérieur de la ville, faute de temps de glace disponible, a-t-il fait remarquer.

Ryan, le fils aîné de Martin St-Louis, participera au Tournoi pee-wee de Québec avec les Rangers Jr de MidFairfield. L'ancien hockeyeur a bien hâte de revivre l'atmosphère unique de ce tournoi majeur et de visiter le nouveau Centre Vidéotron.

À la retraite, St-Louis a découvert les plaisirs du ski alpin. Il aime bien dévaler les pentes de la station Sugarbush.

Les Delta de Laval veillent depuis 30 ans au développement sportif des jeunes des quartiers situés à l'ouest de l'autoroute 13. Organisme à but non lucratif, les Delta administrent trois disciplines, soit le baseball, le hockey et le soccer, et comptent plus de 4000 membres.

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