Jonathan Bernier
Agence QMI

Chicago avant Montréal pour Artemi Panarin

Chicago avant Montréal pour Artemi Panarin

Artemi Panarin a affronté le Canadien jeudi au Centre Bell.Photo Pierre-Paul Poulin / Agence QMI / Archives

Jonathan Bernier

CHICAGO - Comme s'ils ne regorgeaient pas assez de talent, les Blackhawks de Chicago ont pu mettre la main, au cours de l'été, sur une recrue déjà bien formée et mûre pour la Ligue nationale de hockey.

Courtisé par de nombreuses équipes, dont le Canadien de Montréal, Artemi Panarin a finalement choisi de s'entendre avec la formation de l'Illinois.

«Plusieurs personnes m'avaient dit beaucoup de bien de cette organisation», a-t-il déclaré par l'entremise de son interprète.

Difficile de dire du mal d'une organisation ayant remporté la coupe Stanley trois fois au cours des six dernières années. D'ailleurs, qui serait assez fou pour refuser l'offre des champions en titre?

«Je sentais que le mariage entre le style des Hawks et le mien serait parfait», a-t-il ajouté.

En termes de perfection, les deux époux ne pourraient demander mieux. Avec ses 16 buts et 26 aides, Panarin domine toutes les recrues du circuit Bettman. Il sera inévitablement l'un des candidats les plus sérieux dans la course au trophée Calder.

Comment faire autrement lorsque le meilleur pointeur du circuit se trouve à votre droite soir après soir?

«La chimie s'est installée immédiatement entre nous, a affirmé Panarin à propos de Patrick Kane. On joue et on pense de la même façon. On n'a pas besoin de se chercher sur la glace, on se trouve facilement.»

La bonne chaise

D'ailleurs, contrairement à ce qui se serait produit au sein de plusieurs équipes, l'entraîneur-chef Joel Quenneville n'a pas hésité à placer sa recrue sur le même trio que son meilleur attaquant. Une décision déterminante selon le capitaine des Hawks, Jonathan Toews.

«On a vu son talent dès le camp d'entraînement. Entouré de Kane et d'Artem Anisimov, c'est dans cette chaise qu'il se sent confortable, a-t-il souligné. Le fait que notre équipe lui ait donné cette opportunité a beaucoup à voir dans la confiance qu'il dégage sur la patinoire.»

Une confiance qui a sans doute augmenté celle, déjà très élevée, de Kane.

«Je n'en savais pas trop sur lui lorsqu'il est arrivé avec nous. Je suis allé voir quelques séquences sur YouTube pour me rendre compte que c'était un joueur très habile et agile. Il excède de loin nos attentes», a mentionné le meilleur pointeur du circuit.

Du succès chez les Russes

Âgé de 24 ans, Panarin a connu beaucoup de succès avec le SKA de Saint-Pétersbourg au cours des deux dernières campagnes. Avec 62 points, dont 26 buts, il a terminé au cinquième rang des pointeurs de la Ligue continentale l'hiver dernier.

Après avoir aidé le SKA à remporter la coupe Gagarine, il a poursuivi son excellente saison en aidant la Russie à rafler la médaille d'argent lors du dernier Championnat du monde, grâce à une récolte de 10 points en cinq matchs.

«Ce tournoi l'a mis sur la carte, a dit Quenneville. Ses performances ont permis à tout le monde de voir quel joueur talentueux il est. À partir de ce moment, plusieurs clubs ont souhaité faire son acquisition.»

Un derby que les Hawks ont sans doute gagné haut la main.

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