Jonathan Bernier
Agence QMI

Une mission possible

Une mission possible

Matthew Carle Photo Geoff Burke / USA TODAY Sports / Archives

Jonathan Bernier

MONTRÉAL - Match par match, période par période, présence par présence. À travers cette énumération, qui se veut l'un des pires clichés du monde du sport, le Lightning de Tampa Bay peut apercevoir une lueur d'espoir.

À l'intérieur de son vestiaire se trouve l'un des rares hockeyeurs de l'histoire de la Ligue nationale de hockey à être parvenu à revenir d'un retard de trois victoires en séries.

Matthew Carle portait les couleurs des Flyers de Philadelphie au printemps de 2010 lorsque ceux-ci ont remporté quatre matchs consécutifs après s'être inclinés lors des trois premières rencontres.

«C'était un peu différent puisque nous avions amorcé la série à Boston. Tout ce que l'on souhaitait, au moment d'amorcer le quatrième match, c'était de ne pas subir l'affront de se faire balayer devant nos partisans.»

Cette série de deuxième tour contre les Bruins avait connu ce tournant dramatique grâce à un gain en prolongation dans le quatrième duel.

Nourris par l'adrénaline de cette confrontation, les Flyers avaient assuré leur présence en finale en se défaisant du Canadien de Montréal en cinq parties.

Les Blackhawks de Chicago allaient mettre fin à ce beau parcours, en six rencontres, lors de la ronde ultime.

«Lorsque tu perds trois matchs, tu as l'impression que la route s'écroule devant toi. Mais une victoire peut ramener le momentum du bon côté, a fait valoir le défenseur. On garde la tête haute et on demeure confiant puisqu'hier [dimanche] on a joué notre meilleur match de la série.»

La tête haute

N'étant pas un partisan de la pensée magique et préférant se tenir loin des clichés, Jon Cooper n'est pas tombé dans le mélodrame en prétendant que l'aventure de Carle pourrait motiver ses troupes.

«Cette expérience va lui servir à lui, mais les 19 autres gars ne l'ont pas vécu», a souligné l'entraîneur du Lightning.

«Ceci dit, ce que j'aime de cette équipe, c'est que personne ne se prend la tête en se demandant pourquoi cette situation lui arrive. Plusieurs ont même dit qu'ils auraient aimé jouer le quatrième match dès ce soir [lundi]. C'est un bon signe», a-t-il ajouté.

Bishop non, Stamkos sûrement

Rafraîchissant comme pas un, Cooper s'est immiscé dans le point de presse que donnait Steven Stamkos. Faignant d'être journaliste, il lui demandé: «Comment te sens-tu?»

«Vraiment mieux», lui a répondu son capitaine, amusé de la scène.

Cooper a, par la suite, profité de sa propre conférence de presse pour faire état de la situation de Stamkos.

«Je crois qu'il sera là [mardi]. Mais comme je l'ai mentionné hier [dimanche], le processus est hors de mon contrôle», a-t-il mentionné.

L'entraîneur a été un peu plus précis dans le cas de Ben Bishop, qui a reçu les tirs de Steve Thomas et Franz Jean, l'entraîneur des gardiens du Lightning, pendant une vingtaine de minutes.

«Si la série devait s'étirer, il finirait probablement par être en mesure de jouer. Cependant, il ne sera pas prêt pour le quatrième match.»

À moins d'une surprise, Anders Lindback verra de l'action lors du tournoi éliminatoire pour la cinquième fois de sa carrière. Il est toujours en quête d'une première victoire.



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