«C'est assez dévastant» - Sidney Crosby

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Sidney Crosby Photo: Lucas Jackson / REUTERS

PITTSBURGH - Sidney Crosby comprend mal que la Ligue nationale de hockey (LNH) ait quitté la table des négociations.

«De passer à travers tout ça et de recevoir une réponse comme celle-là, c'est assez dévastant», a admis le célèbre joueur des Penguins de Pittsburgh, qui semblait très amer face à la situation, lorsqu'il s'est confié au Tribune-Review, vendredi.

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Malgré tout, Crosby ne croit pas que les négociations soient rompues pour de bon.

«La base est là, a-t-il dit. Je ne pense pas que ces pourparlers n'auront servi à rien.»

Crosby n'a toutefois pas l'intention de s'impliquer à nouveau dans les négociations.

«Je pense que je vais faire ce que je peux. Mais après avoir passé trois jours là, c'est assez difficile de ravoir la confiance des gars», a-t-il noté.

Quittera-t-il l'Amérique pour suivre l'exemple des autres joueurs vedettes comme Alexander Ovechkin et Evgeni Malkin, qui jouent en Europe?

«Je veux juste jouer au hockey, a indiqué le numéro 87. Peu importe quelle est la meilleure option, je vais commencer à y songer plus sérieusement. Tout ça devient ridicule. Je suis ici pour jouer au hockey, pas pour négocier.

«J'appuie les joueurs. J'ai vu à quel point ils travaillent fort et à quel point ils veulent que ça fonctionne. Mais de voir comment la situation a évolué, c'est horrible. Personne ne paraît bien.»

Upshall se défoule

Par ailleurs, quelques joueurs ont utilisé les médias sociaux pour affirmer qu'ils étaient à «100 % derrière Donald Fehr».

C'est le cas de Scottie Upshall, des Panthers de la Floride, qui a écrit sur Twitter jeudi soir : «C'est simple, les propriétaires pensent qu'ils peuvent nous diviser. Bonne chance! Nous sommes plus unis que jamais et sommes derrière Fehr à 100 %.»

Un peu plus tard, il en a rajouté : «Il n'y a pas encore de pression sur les propriétaires pour perdre l'année, c'est pourquoi ils nous traitent encore comme du bétail. Ils auront besoin d'un partenaire une fois en janvier.»

Vendredi, Upshall a poursuivi : «Nous ne comprenons plus rien... Ils veulent une diminution de salaire, c'est fait. Moins de droits, c'est fait. Autre chose? Vous voulez nos bras et nos jambes également?»

La frustration est donc palpable à la suite de ce énième échec des négociations.


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