Encore la même rengaine sur Broadway?


Bruce Garrioch

Dernière mise à jour: 03-12-2012 | 17h28

La table de négociations entre la Ligue nationale et l'Association des joueurs aura un nouvel air, mardi à New York.

Malgré cela, plusieurs s'attendent à ce que ce soit la même rengaine sur Broadway.

Après avoir tenté de travailler avec des médiateurs fédéraux la semaine dernière, les deux parties exerceront une nouvelle approche cette semaine. Six propriétaires et autant de joueurs se trouveront de chaque côté de la table sans Gary Bettman et Donald Fehr.

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Le commissaire de la LNH et le directeur de l'AJLNH doivent être présents si les deux clans en viennent à structurer une nouvelle entente. Toutefois, les deux adversaires tentent de voir si des progrès peuvent être faits sans que Bettman et Fehr soient présents.

Le défenseur Marc Methot, des Sénateurs d'Ottawa, a suggéré lundi que si les deux parties veulent s'entendre, les egos devront être laissés à l'extérieur de la salle.

«Je ne crois pas qu'ils en sont si loin, a expliqué Methot. Je crois que l'ego est la principale raison pour laquelle nous ne nous sommes pas entendus encore. Certains points importants ont été résolus et c'est maintenant seulement une question d'ego. Il faut en arriver à une entente équitable.

«Bien sûr, il y aura toujours de gros ego dans la salle. Ce sont des gens avec une grosse personnalité, qui connaissent du succès. C'est inévitable. Mais je me fiche de qui vous êtes.»

Sans les plus gros orgueils

L'argument voulant que les deux plus gros ego dans cette discorde soient hors de la pièce cette fois pourrait être valable. Toutefois, ce n'est pas si simple. Il existe des voix fortes du côté des propriétaires.

Jeremy Jacobs, des Bruins de Boston, et Murray Edwards, des Flames de Calgary, ont tous deux été impliqués dans les négociations. Ils sont considérés comme des partisans de la ligne dure. Si la présence de Jeff Vinik, du Lightning de Tampa Bay, en rassure plusieurs, certaines sources estiment qu'il est aussi un ardent défenseur des droits de la Ligue nationale.

Ron Burkle, des Penguins de Pittsburgh, est le partenaire silencieux de Mario Lemieux. Quant à Larry Tanenbaum, des Maple Leafs de Toronto, et Mark Chipman, des Jets de Winnipeg, il est connu que les deux hommes veulent voir leur équipe sur la glace.

Les joueurs n'ont pas encore formellement décidé qui sera de leur côté de la table. L'Agence QMI a rapporté lundi que Sidney Crosby, des Penguins, Jonathan Toews, des Blackhawks de Chicago, George Parros, des Panthers de la Floride et Shane Doan, des Coyotes de Phoenix, devraient être présents.

Nouveau souffle

«Le fait est que cela pourrait redonner une nouvelle vie aux négociations avec de nouvelles idées et discussions, a exprimé le défenseur des Sénateurs Chris Phillips, le représentant de l'équipe au sein de l'AJLNH.

«C'est sain de voir de nouveaux gars autour de la table. J'aime l'idée que certains de ces joueurs aient une bonne relation avec les propriétaires et que ça puisse laisser place à des conversations plus ouvertes.

«Je ne veux pas que ce soit encore la ligne dure. J'espère qu'ils iront au-delà de ça, j'espère qu'ils se demanderont plutôt ce qu'ils peuvent faire afin de se sortir de l'impasse.»

Les propriétaires et les joueurs qui souhaitent retourner sur la patinoire peuvent seulement espérer que Phillips ait raison et que les deux clans seront en mesure d'échanger des idées qui mèneront vers la résolution du conflit. Mardi, personne ne retiendra son souffle en attendant un dénouement à la crise.
Methot a suivi de près les discussions et n'est pas sûr que cette rencontre mènera vers une solution.

«Nous ne voulions pas en venir à nous rencontrer sans la présence de celui qui nous représente [Donald Fehr], a confié Methot.

«Au moins, les deux parties sont désireuses de se rencontrer et de finalement en venir à un accord. C'est un départ. Si ça signifie que nous sommes près d'une solution, je suis d'accord.»

La plus grande inquiétude est que les membres de la LNH et l'AJLNH demeurent campés sur leurs positions. Si c'est le cas, les lumières pourraient bientôt se fermer sur Broadway.


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