«J'aime les joueurs»

Hockey

Gary Bettman Photo Stan Behal / AFP

Le commissaire de la LNH Gary Bettman ne s'amuse pas en ce moment. Il trouve la situation du lock-out «horrible».

C'est ce qu'il a révélé en entrevue au quotidien Winnipeg Free Press, dimanche.

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«C'est horrible pour la simple raison que nous sommes une "business" et que nous sommes en affaires pour jouer au hockey et nous engager avec nos partisans à faire grandir ce sport. Tout le processus manque totalement de constance à ce niveau. Cela dit, toute ligue sportive a besoin d'un système qui rend le sport et la "business" du jeu en santé», a raconté Bettman.

Il n'a pas voulu dire s'il prévoyait annuler la saison au complet bientôt. Mais il admet que le lock-out risque de causer des dommages à son sport et à sa ligue.

«Nous ne le saurons pas avant que ce soit terminé. Il est évident que la situation que nous traversons est dommageable. Nous pouvons l'estimer en dollars avec ce que nous avons annulé jusqu'à maintenant et ce que nous entendons de nos partenaires d'affaires. Mais nous ne connaîtrons pas les effets à court ou à long terme avant que tout soit fini. Mais ce n'est pas bon.»

Par ailleurs, il a expliqué qu'il n'avait pas vraiment proposé une trêve de deux semaines au président de l'Association des joueurs, Donald Fehr. Il s'agissait plutôt d'une suggestion «de peut-être prendre une pause, quelques semaines, surtout après avoir tenu cinq séances de négociations en six jours qui n'avaient rien donné.»

«Ce qui est arrivé dans une conversation a clairement été mal dépeint et déformé. Don m'a appelé pour une conversation, pas une négociation, a précisé Bettman.

«Nous étions toujours prêts à retourner à la table de négociations. Ils ont proposé 17 points la semaine dernière et nous nous sommes entendus sur 13 d'entre eux. Ils savent qu'ils ont en main notre meilleure offre.»

«J'aime les joueurs»

Et pour ceux et celles qui doutent de son «amour» pour les joueurs, Bettman a tenu à rectifier le tir.

«En passant, j'aime les joueurs. Personne ne devrait penser le contraire. Si je ne les aimais pas, je ne ferais pas ce boulot. Je ne pourrais pas le faire. Je crois en eux. Je ne crois pas en ce qui se passe en moment. Ça fait partie de la "business" du jeu. C'est la partie la moins attrayante du sport.»

Il a conclu l'entrevue en disant «espérer que les partisans puissent respecter le fait que ce que nous faisons, nous croyons, est ultimement la meilleure chose pour le sport à long terme.»


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