Sidney Crosby se vide le coeur

PITTSBURGH - Le capitaine des Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby, s'est vidé le cœur mardi et a remis en question la bonne foi des propriétaires dans les négociations.

Rencontré par les journalistes après un entraînement sur glace, celui que plusieurs considèrent comme le meilleur hockeyeur du monde n'a pas mâché ses mots envers les propriétaires et la Ligue nationale de hockey (LNH), qui ont décrété un lock-out le 15 septembre dernier.

«Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de négociations en ce moment, a indiqué la super vedette de la LNH. En ce qui concerne les propositions, je crois que c'est au point mort. Je crois que nous [les joueurs] avons montré que nous étions prêts à négocier. Je ne crois pas que c'est ce qui arrive de leur côté.

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«La volonté de jouer ne semble pas être là pour eux. Je crois qu'une entente est possible, mais il faut négocier pour en arriver là. Si on continue comme ça, tout le monde va perdre, c'est inévitable.»

Crosby semblait exaspéré par le manque de bonne volonté des propriétaires, qui se montrent inflexibles depuis le début des pourparlers.

Le joueur de centre a toutefois avoué que le camp des joueurs, malgré son désir de négocier, tient lui aussi mordicus à certains acquis.

«Les joueurs ne céderont pas en ce qui concerne les contrats, ça n'arrivera pas, a expliqué Crosby. Ce n'est pas une question d'argent. Il s'agit des droits des joueurs à l'intérieur de notre profession et je crois que les gars se tiendront solidement ensemble sur ce point.

«C'est ridicule d'essayer de changer tout ça après le succès de la Ligue depuis les sept dernières années.»

Les propriétaires ont d'autres soucis

Selon Crosby, le fait que les propriétaires ont d'autres soucis que le hockey de la LNH explique ce qu'il considère comme leur manque de bonne volonté et de sérieux.

«C'est difficile quand on veut jouer au hockey. Je ne crois pas que l'autre côté prend ça au sérieux, a-t-il poursuivi. Ça ne les affecte pas autant, ce n'est pas leur gagne-pain. Ils ont d'autres entreprises, d'autres choses qui arrivent et peut-être est-ce pour ça qu'ils ne sont pas aussi pressés que les joueurs, qui veulent jouer et faire avancer les choses, à conclure une entente.»

Sans une bonne dose de volonté, de compromis et de sérieux dans les négociations, le dossier n'avancera jamais, selon le Néo-Écossais, qui semble très pessimiste.

«J'aimerais penser que tout le monde arrivera à s'entendre, a affirmé Crosby. C'est vraiment ça l'essentiel, que tout le monde trouve le moyen de faire avancer les choses. Ça ne marchera pas si les propriétaires continuent à se camper sur leurs positions, à exiger des choses et à refuser de négocier.

«Les choses ne fonctionneront jamais de cette manière. Il faut donner pour recevoir, et ce n'est pas vraiment arrivé encore.»


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