Joe Sakic encense Québec

LNH

Joe Sakic exhibe la bague soulignant son intronisation au Temple de la renommée du hockey. © REUTERS/Mike Cassese


Albert Ladouceur

Même si, pendant l'entrevue, nous tentons d'éviter de revenir sur ses années à Québec, Joe Sakic ne pouvait s'empêcher d'évoquer sa première ville dans la Ligue nationale, lundi en matinée, lors du point de presse du Temple de la renommée du hockey.

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Ses sept saisons dans la Vieille Capitale occupent une place importante dans son cheminement et ses souvenirs.

«Je ne peux que remercier la population de Québec pour son accueil et son appui à mes débuts. J'aurais tellement aimé que nous devenions meilleurs plus rapidement. Je m'imagine dans quel état euphorique la ville se serait retrouvée si nous y avions gagné. Je n'en ai pas connu une autre aussi passionnée par le hockey», a-t-il réaffirmé en réponse à des collègues torontois.

Sakic estime que les Nordiques présentaient une formation de qualité à leur dernière saison, celle de 1994-1995, écourtée à 48 matchs (30-13-5) à cause d'un lock-out. D'ailleurs, ils ont remporté le championnat de la section Nord-Est avant de s'écraser au premier tour devant les Rangers de New York.

Dès la première année au Colorado, l'Avalanche a remporté la coupe Stanley. «Nous connaissions un excellent début de saison lorsque Pierre Lacroix a obtenu le meilleur gardien en Patrick Roy [le 6 décembre 1995]. Nous l'avons perçu comme le signal d'y aller pour la coupe. La première ronde fut difficilement remportée contre Vancouver. Nous avons pris notre rythme dans la suivante, une série relevée face à Chicago.»

Capitaine respecté

Sakic a écoulé toute sa carrière avec la même organisation. Joueur autonome avec compensation, il a failli déserter l'Avalanche à l'été 1997, en acceptant une offre de 21 millions $, pour trois ans, des Rangers. Le directeur général Lacroix a égalé l'offre pour le garder au Colorado.

«Je me trouvais dans une situation gagnante sur toute la ligne. J'étais heureux au Colorado au sein d'une excellente équipe. À New York, j'aurais joué avec Wayne Gretzky.»

L'attaquant a porté fièrement le flambeau de l'Avalanche comme premier joueur de centre et capitaine pendant 17 saisons, la deuxième plus longue période de l'histoire de la LNH. Il n'a jamais été envisagé de découdre le «C» de son chandail.

«Je ne me suis jamais arrêté à savoir si j'aimais ou pas cette fonction. Je n'ai pas changé en devenant capitaine. Je me serais comporté de la même façon sans cette responsabilité. Il y a des raisons qui ont motivé l'équipe à me choisir. À un joueur qui aspirerait devenir capitaine, je lui conseillerais simplement de rester le même.»

Joueur discipliné, Sakic conserve un excellent souvenir de tous ses entraîneurs. «Bob Hartley, Marc Crawford, Joel Quenneville, je n'ai pas éprouvé de problèmes avec aucun d'entre eux. J'aimais simplement jouer au hockey.»

Pas un rêve

Sakic accepte humblement sa nomination au Panthéon. Il a vécu un week-end extraordinaire à Toronto.

«Enfant, on rêve de jouer dans la LNH. Une fois rendu, on rêve de gagner la coupe Stanley. Après quoi, je voulais une médaille d'or aux Jeux olympiques. Mais je ne pense pas qu'on aspire à se retrouver parmi tous ces grands joueurs qui ont écrit l'histoire du hockey. Cette nomination me rappelle aussi à quel point le temps passe vite.»

Ironiquement, il a mérité cet honneur en même temps que Mats Sundin. «Je suis fier d'y accéder en même temps qu'un coéquipier des Nordiques.»


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