«J'ai beaucoup d'admiration pour Joe» - Patrick Roy

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Joe Sakic a fait son entrée au Panthéon du hockey. Photo REUTERS


Gilles Moffet

L'ancien gardien de but Patrick Roy est un grand partisan de Joe Sakic et il n'est pas surpris de voir son ancien coéquipier de l'Avalanche du Colorado accéder au Temple de la renommée du hockey.

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«C'est certain qu'il a mérité sa place, a reconnu Roy. D'ailleurs, j'ai beaucoup d'admiration pour Joe. C'est un individu extraordinaire et quand tu gagnes avec un joueur comme lui, ça crée des affinités et des points d'attachement.»

Son plus grand souvenir de Sakic remonte au printemps 1996, alors que l'Avalanche avait gagné la coupe Stanley moins d'un an après avoir quitté Québec.

Sakic avait marqué 51 buts en saison régulière et 18 autres en séries éliminatoires. Roy avait été échangé à l'Avalanche par le Canadien de Montréal le 6 décembre 1995.

«On avait battu Vancouver, Chicago, Detroit et la Floride cette année-là. Joe avait été tout simplement phénoménal. Il était le meilleur joueur de la LNH.»

Pas le plus volubile

Si Roy aimait être sous les feux de la rampe et ne se gênait pas pour y aller de déclarations fracassantes, Sakic était à l'opposé. Cela ne l'empêchait pas d'être un bon capitaine.

«C'est vrai que Joe n'était pas le gars le plus volubile et qu'il était politiquement correct, mais il donnait l'exemple sur la patinoire. Lorsqu'il parlait dans le vestiaire, il n'avait à faire qu'un seul commentaire pour avoir un effet.»

Roy se souvient de son arrivée à Denver, après que le directeur général du Tricolore, Réjean Houle, l'eut échangé à l'Avalanche. «Joe fut l'une des premières personnes à nous accueillir», a-t-il rappelé.

«Le fait qu'il soit admis au Temple de la renommée ferme la boucle sur une belle carrière. Tu ne joues pas au hockey pour entrer au Panthéon, mais lorsque ça se produit, tu ressens une belle fierté.»

Un mot sur Demers

Pour revenir à ses années dans la Ligue nationale, Roy a pu faire un voyage dans le temps, dimanche, lorsqu'il a reçu la visite de son ancien entraîneur, Jacques Demers, avec qui il a gagné la coupe Stanley à Montréal en 1993.

«Jacques est tellement attachant, une personne avec des valeurs extraordinaires. Il est tellement sincère et c'est toujours le «fun» de le revoir. J'ai vécu des belles choses avec lui en 1993 et ce fut le point tournant de notre relation. J'ai beaucoup d'admiration pour cette personne-là.»


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