Le capitaine des Blackhawks de Chicago Jonathan Toews a des gènes québécois. Il peut le jurer sur la tête de sa mère...
«Il a du Québécois dans le sang, mais réellement, il est Franco-Manitobain», tranche Andrée Gilbert, la mère du jeune capitaine des Blackhawks de Chicago, qui est elle-même originaire de Sainte-Marie en Beauce.
«Jonathan a fréquenté l'école francophone lorsqu'il était plus jeune et il est très fier de ça», ajoute-t-elle.
Au cœur d'une campagne organisée par Canadian Tire, où elle propose des conseils aux familles pour une saison de hockey réussie, madame Gilbert indique qu'il était primordial pour elle que ses racines québécoises demeurent présentes dans sa famille.
«C'était important pour moi que mes enfants parlent français, note celle qui vit dans la région de Winnipeg depuis plus de 20 ans. À la maison, je parlais à Jonathan et David en français et quand ils s'adressaient à leur père (Bryan), c'était "daddy".»
Preuve que les efforts de la famille Toews ont valu la peine, Jonathan se retrouve présentement dans une publicité télévisée pour Canadian Tire. Après avoir lancé quelques rondelles, le hockeyeur répond alors à son interlocuteur, avec un accent québécois bien senti: «il m'en reste en masse...».
«Au fil des ans, il a aussi acquis certaines de mes expressions», dit Andrée Gilbert.
À propos de sa propre collaboration avec Canadian Tire, la maman rappelle qu'elle et son mari ont toujours tenté d'aider leurs deux fils du mieux qu'ils pouvaient depuis qu'ils ont chaussé des patins pour la première fois.
«Honnêtement, c'est une belle association, indique la porte-parole. On a toujours acheté les équipements de hockey au Canadian Tire. Même la première paire de patins de Jonathan vient de là, c'est son grand-père (Michel Gilbert) qui lui avait acheté pour Noël.»
Si elle vante présentement les mérites de l'«armoire de rangement en acier Mastercraft» et du fameux «mélangeur / hachoir Cuisinart, idéal pour les sauces et potages», Andrée Gilbert se fait plus discrète quand il est question du présent lock-out dans la LNH.
«On laisse Jonathan gérer lui-même sa carrière, car on ne connaît pas trop ce qui se passe, dit-elle. En tant que fan, j'ai simplement hâte que ça recommence.»
- Lorsqu'il était plus jeune, Jonathan Toews s'arrêtait régulièrement en Beauce pour visiter ses grands-parents pendant l'été. Le capitaine des Blackhawks de Chicago s'était d'ailleurs fait un devoir, en juillet 2010, de célébrer la conquête de la coupe Stanley lors d'une journée passée à Sainte-Marie. Il avait alors rencontré plusieurs enfants et signé le Livre d'or de l'hôtel de ville.
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David Toews ne perd pas espoir
À 22 ans, David Toews, jeune frère de Jonathan, poursuit sa route vers la Ligue nationale de hockey.
«David a encore espoir de devenir joueur professionnel, assure Andrée Gilbert, la mère des deux hockeyeurs. Il s'est entraîné très fort cet été avec son frère. David a été un peu malchanceux avec les blessures et c'est à lui de persévérer pour atteindre son objectif.»
David Toews, qui avait été repêché au troisième tour par les Islanders de New York en 2008, n'appartient plus à cette organisation et doit maintenant passer la prochaine saison avec les Condors de Bakersfield, dans la Premier «AA» Hockey League (ECHL).
«C'est situé à environ deux heures au nord de Los Angeles, on a hâte de voir comment ça va se passer pour lui», indique la maman.
La saison dernière, David Toews a notamment eu un bras fracturé lorsque, dans l'uniforme du Walleye de Toledo, il a été mis en échec par deux adversaires en même temps.
Peu importe ce que lui réserve l'avenir, le jeune Toews pourra toujours se targuer d'avoir eu l'occasion de revêtir le même uniforme que son grand frère au cours de sa carrière. Les deux joueurs avaient effectivement joué ensemble pendant le calendrier présaison, avec les Blackhawks de Chicago, en 2011.