Il y a 21 ans, Eric Lindros annonçait officiellement qu'il ne se rapporterait pas aux Nordiques de Québec.
La famille Lindros avait déjà indiqué sa décision à l'organisation québécoise avant le repêchage de juin. Malgré tout, les Nordiques ont fait de l'Ontarien le premier choix de l'encan amateur de 1991.
«Je veux amorcer ma carrière dans une ville où je voudrai passer au moins 15 ans. Je ne veux pas jouer là-bas», avait dit le principal intéressé en conférence de presse le 2 octobre 1991.
Les Nordiques ont éventuellement cédé à la pression du clan Lindros. Ils l'ont échangé aux Flyers de Philadelphie au repêchage de juin 1992. Un arbitre a dû approuver la transaction après un imbroglio impliquant les Rangers de New York, les Flyers et les Nordiques.
La méga-transaction a envoyé à Québec Peter Forsberg, Ron Hextall, Steve Duchesne, Mike Ricci, Chris Simon, Kerry Huffman, deux choix de premier tour (Jocelyn Thibault et Nolan Baumgartner) et une somme d'argent de 15 millions $.
Jacques Martin était à l'époque entraîneur adjoint avec les Nordiques. Aujourd'hui collaborateur à la chaîne TVA Sports, il a commenté les événements à l'émission «Le premier trio», mardi.
«Initialement, 14 équipes voulaient avoir Lindros, a-t-il révélé. Il y a donc eu des discussions entre Pierre Pagé et les autres directeurs généraux. Au final, les Flyers, les Rangers et les Blackhawks de Chicago étaient dans la course pour obtenir Lindros lors du repêchage, qui avait lieu à Montréal.»
«Le département hockey avait fait la transaction avec les Flyers, mais les Rangers pensaient eux aussi avoir obtenu Lindros quand nous sommes arrivés au repêchage. Un juge a dû trancher. Cette transaction a ouvert la porte à la conquête de la Coupe Stanley par l'Avalanche du Colorado.»