Luongo toujours dans l'incertitude

Hockey

Roberto Luongo Photo Carmine Marinelli / Agence QMI


Hosea Chung

Dernière mise à jour: 13-09-2012 | 10h44

VANCOUVER – Roberto Luongo n’a pas dit grand-chose de nouveau, mercredi, sur les allées du Northview Golf and Country Club de Surrey, en Colombie-Britannique.

Le gardien des Canucks de Vancouver a réitéré sa volonté de mettre fin à son association de six ans avec l’équipe si on lui demande, mais pour l’instant, il demeure patient et ne veut pas être une «distraction».

C’est le même message qu’il a lancé le 24 avril dernier après l’élimination des Canucks en cinq matchs face aux Kings de Los Angeles, les éventuels champions de la coupe Stanley, en première ronde.

Durant l’entre-saison, le vétéran de 33 ans a répété sur plusieurs tribunes qu’il était prêt à déménager, notamment au «South Florida Sun Sentinel» la semaine dernière, à qui il a avoué préférer retourner avec son ancienne équipe, les Panthers de la Floride.

Cependant, même si les rumeurs ont été nombreuses cet été, aucune transaction ne s’est encore matérialisée. Et tout le monde, incluant Luongo, se demande bien ce qui va arriver.

«J’ai été dans l’inconnu pendant tout l’été, a-t-il déclaré lors d’un tournoi de golf caritatif. Je suis au même point qu’à la fin de la saison. J’ai dit que j’étais prêt à lever ma clause de non-échange dans le passé et jusqu’à maintenant, on ne m’a pas demandé de le faire. Il n’y pas grand-chose de plus à ajouter.

«Évidemment, on aimerait tous connaître l’avenir, mais parfois, ces choses demandent un certain temps.»

La saison dernière, l’athlète originaire de Montréal a affiché un dossier de 31-14-8 en saison régulière avec une moyenne de buts alloués de 2,41. Toutefois, après que les Canucks eurent perdu les deux premières rencontres de la série face aux Kings – au cours desquelles Luongo a alloué sept buts –, l’entraîneur Alain Vigneault a confié le filet à Cory Schneider dans le troisième match.

Vancouver a perdu cette rencontre, mais Schneider est demeuré devant le filet pour le reste de la série, alimentant les spéculations quant au départ de Luongo. Pour ajouter à ces suppositions, les Canucks ont accordé une prolongation de contrat de trois ans d’une valeur de 12 millions $ à Schneider le 28 juin.

Les deux à Vancouver?

Luongo semble accepter la possibilité que les deux gardiens reviennent avec l’équipe la saison prochaine.

«Il y a deux mois, après notre élimination et le contrat de Schneider, je ne me voyais pas à Vancouver pour le début du camp d’entraînement, a expliqué Luongo, ajoutant qu’il n’y avait aucune animosité entre lui et l’équipe. Au mois d’août, j’ai réalisé que c’était très possible et c’est ''OK'' pour moi. Scheneider et moi avons une belle relation, autant sur la patinoire qu’à l’extérieur de la glace. Revenir ici n’est pas la pire chose au monde.»

Ce n’est cependant pas la situation idéale pour les Canucks, lorsqu’on considère l’impact du salaire de Luongo (5,33 millions $ / 12 ans) sur le plafond salarial.

Mercredi, le gardien, dont la clause de non-échange lui permet de soumettre une liste d’équipes pour il accepterait d'évoluer, refusait d’envisager de possibles destinations pour lui.

«Je n’ai jamais donné une liste, a affirmé Luongo. Je vais laisser Mike Gillis (le directeur général de l’équipe) faire son travail. Je suis toujours avec Vancouver et je crois que ce ne serait pas respectueux envers mes coéquipiers et l’organisation de parler d’autres équipes.»

Gillis reconnaît que des formations l’ont contacté à propos de Luongo et qu’il est prêt à écouter attentivement chacune des offres. Les incertitudes quant à la prochaine convention collective ont toutefois refroidi les ardeurs de certains directeurs généraux.

«On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve, mais il y a eu beaucoup de discussions jusqu’à maintenant. Lorsque nous aurons des possibilités concrètes, je vais les étudier attentivement.

«Nous allons faire de notre mieux pour que Roberto soit bien traité, que ce soit ici ou ailleurs.»


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