Les joueurs des Canadiens de Montréal sont prêts à tout pour disputer une saison 2012-2013.
Représentés par l'avocat Michael Cohen et appuyés par l'Association des joueurs (AJLNH), ils envisagent de se tourner vers la Commission des relations du travail du Québec si un lock-out est déclenché, le 15 septembre.
C'est ce qu'ils ont laissé croire par le biais d'une mise en demeure envoyée vendredi à la Ligue nationale de hockey (LNH) ainsi qu'aux propriétaires du Tricolore.
D'après l'AJLNH, l'organisation n'est pas inscrite en tant que groupe selon la Commission des relations du travail. Lorsque c'est le cas, toujours selon les réglementations québécoises, un employeur ne peut mettre ses employés en lock-out.
«Si la Commission est d'accord, cela pourrait obliger les propriétaires des Canadiens à ne pas pouvoir mettre ses joueurs en lock-out et à y mettre fin, s'il devait être déjà amorcé», a écrit le porte-parole de l'AJLNH Jonathan Weatherdon dans un message électronique envoyé au quotidien «The Gazette», dimanche.
«Si nous n'avons pas d'entente cette semaine, les propriétaires semblent vouloir déclencher un arrêt de travail, a affirmé l'attaquant des Canadiens Erik Cole. Nous aimerions que la Commission les informe que cela serait une violation des normes du travail.»
Des démarches sont également menées en Alberta et en Ontario auprès des institutions qui s'occupent des relations de travail dans ces provinces.
Dans le premier cas, les propriétaires des Oilers d'Edmonton et des Flames de Calgary ont demandé vendredi à la Commission des relations de travail de l'Alberta la permission de tenir un vote sur un éventuel lock-out.
Dans le deuxième, l'Ontario a donné la permission aux Maple Leafs de Toronto et aux Sénateurs d’Ottawa de décréter un lock-out le 15 septembre.