Wes Gilbertson
Agence QMI

Hartley et Feaster heureux d'être réunis

Flames de Calgary - Hartley et Feaster heureux d'être réunis

Jay Feaster et Bob Hartley sont heureux d'être à nouveau réunis. Photo : Reuters


Wes Gilbertson

CALGARY – Même quand ils se trouvaient chacun de leur côté de la planète hockey, Bob Hartley et Jay Feaster n'ont jamais perdu contact.

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Leurs conversations sont juste différentes maintenant. Elles sont, disons, plus… «spécifiques».

«Avant, nous nous parlions tout le temps. Mais nous nous parlions comme des ennemis, s'est souvenu Hartley. Nous échangions encore, mais je peux vous dire que je tentais de lui soutirer des informations sur son équipe et qu'il faisait la même chose avec moi.

«Maintenant, nous sommes de retour du même côté. Nous allons dans la même direction.» Hartley est arrivé à Calgary samedi, ce qui signifie qu'il est désormais disponible pour des rencontres en face-à-face avec son nouveau patron.

L'homme de 52 ans a été embauché à titre d'entraîneur-chef des Flames tard en mai dernier. Il revient officiellement dans la Ligue nationale et retrouve Feaster, son bon ami depuis leur passage chez les Bears de Hershey de la Ligue américaine, au milieu des années 1990.

Même si les négociations en cours entre la LNH et l'Association des joueurs laissent croire que la saison 2012-2013 ne débutera pas début octobre, l'ancien pilote de l'Avalanche du Colorado et des Thrashers d'Atlanta s'en est tenu à son plan. Il est arrivé à Calgary ce week-end afin de se préparer pleinement pour son premier hiver avec les Flames.

Il est désormais un résident de l'Alberta et souhaite demeurer longtemps dans la province.

«Puisque j'ai vécu au Colorado pendant cinq ans, j'ai visité souvent Calgary, a rappelé Hartley. De l'atmosphère au Saddledome en passant par le magnifique centre-ville, je veux vraiment m'établir à Calgary et même visiter les alentours.»

Impliqué

Hartley a passé l'été dans sa demeure au Québec, mais il n'a jamais été bien loin de l'action.

Quand il a appris que Jiri Hudler était de passage à Montréal avec son agent au lendemain de l'ouverture du marché des joueurs autonomes, il s'est offert de faire 90 minutes de route afin de rencontrer ce joueur que les Flames avaient en haute estime.

Il n'a pas eu à embarquer dans son véhicule. Hudler s'est entendu avec Feaster avant même que Hartley ne touche le volant. La semaine dernière, les Flames auraient offert un essai au fougueux Steve Bégin pour le camp d'entraînement. Une preuve de plus que l'empreinte de Hartley sur cette équipe est partout.

Le nouvel entraîneur a aussi usé sa batterie de téléphone dans le cadre de longues discussions avec des joueurs qui seront de retour à Calgary, comme Jarome Iginla et Mikka Kiprusoff, ainsi que l'espoir Sven Baertschi. Hartley a guidé Alex Tanguay durant quatre saisons avec l'Avalanche, mais il ne connaît personnellement aucun autre hockeyeur du club.

«C'est un nouveau départ et je dois m'assurer que nous sommes tous sur la même longueur d'onde, a expliqué Hartley. Être un membre de la LNH aujourd'hui est un boulot durant toute l'année. Vous devez vous assurer de rester en contact avec vos joueurs.

«Nous avons tous nos propres méthodes de travail, mais je tente de leur parler au moins à deux occasions durant l'été.»

Et bien sûr, il discute aussi avec Feaster.

«Nous nous parlons presque à chaque deux jours au téléphone. Je lui envoie des trucs, il m'en envoie aussi. Nous échangeons des idées sur ce que nous aimerions faire, a précisé Hartley.

«Une chose qu'il faut savoir au sujet de Jay, c'est qu'il me laisse travailler. Il n'interfère pas. Il a confiance en ses employés. S'il t'embauche, c'est parce qu'il sait que tu peux faire le travail, alors il te laisse bosser. Jay est le genre de directeur général qui accorde une grande confiance en ses gars.

«Il est là pour vous supporter, pour vous appuyer. Il pose des questions, mais toujours de façon constructive.»

Succès

Les deux amis ont remporté la coupe Calder dans la LAH à Hershey en 1997. Feaster comptait au nombre des architectes de l'équipe et Hartley agissait à titre d'entraîneur de ce groupe qui comptait sur de futurs joueurs de la LNH comme Éric Messier, Pascal Trépanier et le regretté Wade Belak.

Grâce à ces succès avec le club-école de l'Avalanche, Hartley a été promu au Colorado en 1998 et a ajouté une coupe Stanley à son palmarès à sa troisième saison avec l'équipe de la section Nord-Ouest.

Après cinq années à Denver, il a aussi passé trois saisons complètes comme entraîneur-chef des Thrashers. Le Saddledome est son troisième arrêt dans la LNH.

Feaster, lui, est demeuré à Hershey pendant presque une décennie avant de se joindre au Lightning de Tampa Bay. Il est devenu le directeur général de l'équipe en 2002 et a remporté la coupe Stanley – les partisans des Flames s'en souviennent sans aucun doute – au printemps 2004.

Ils n'ont pas représenté la même organisation depuis 1998, mais il est facile de déceler que les deux hommes souhaitaient être à nouveau réunis.

Gagner

En fait, quand Hartley a négocié un contrat de deux ans à Zurich, il a obtenu une clause qui lui permettait de choisir trois villes auxquelles il pourrait se joindre en rompant l'entente qui le liait aux Lions. Calgary était l'une d'elles, et quand il a remporté le titre de la ligue suisse au printemps, Feaster l'a appelé le lendemain afin de savoir s'il voulait être candidat au titre d'entraîneur-chef des Flames.

Comme si donner à son vieux copain un emploi dans la LNH après une absence de cinq ans n'était pas suffisant, Feaster a aussi aidé Hartley à défaire des boîtes afin qu'il s'installe dans sa nouvelle demeure.

Les chances sont bonnes que le hockey se soit immiscé dans les discussions avant même que le plus gros du travail ait été accompli.

«Tout ce qu'il fait, c'est pour gagner. C'est pourquoi je suis fébrile à l'idée de travailler à nouveau avec Jay, a raconté Hartley. Je sais qu'avec Jay, tout ne tourne pas autour de lui. Il fait tout pour l'équipe. Il est le genre de gars qui veut ce qu'il y a de mieux pour tout le monde. Pour moi, c'est ce qui explique tout son succès.

«Je sais que ce que Jay Feaster a fait lors de nos deux années à Hershey, et je suis convaincu qu'il a été le chef d'orchestre du Lightning lorsque l'équipe a remporté la coupe Stanley.

«Et je sais une autre chose : il sera un membre important de notre équipe à Calgary.»



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