WASHINGTON - L'attaquant québécois Mike Ribeiro l'avoue, il n'était pas surpris d'être échangé par les Stars de Dallas le mois dernier.
«Je m'en doutais, a-t-il indiqué samedi lors de sa première sortie médiatique depuis la transaction qui l'a envoyé aux Capitals de Washington. Je savais que j'allais être échangé, mais je ne savais juste pas pour quelle équipe.
«Nous avons changé d'entraîneur deux fois et nous n'avons pas fait les séries lors des quatre dernières saisons. L'équipe devait bouger», a-t-il ajouté.
Le Montréalais n'était peut-être pas étonné de changer d'adresse durant la saison morte, mais il est très certainement enthousiaste à l'idée d'évoluer avec le joueur étoile Alexander Ovechkin.
«La première chose à laquelle j'ai pensé, c'est que j'allais pouvoir jouer avec Ovechkin, a raconté Ribeiro. Disons que c'est plus facile de passer la rondelle à un joueur comme lui, a-t-il lancé en riant.
«J'ai d'ailleurs parlé à «Ovi» en premier. Il m'a dit que lui aussi il avait hâte de jouer avec moi. Il faut également dire que mes enfants sont très excités de savoir que leur papa va jouer avec Ovechkin. Il est connu partout!»
Ribeiro, qui avait encore une année de contrat en poche, a inscrit 18 buts et 45 aides en 74 rencontres la saison dernière. Après un séjour tumultueux avec les Canadiens de Montréal, le joueur de centre a connu son envol avec les Stars, amassant au moins 53 points lors de ses six dernières campagnes.
Lorsque le CH a échangé Ribeiro aux Stars en retour du défenseur Janne Niinimaa et d'un choix de cinquième ronde, le principal intéressé croyait à l'époque qu'il rejoindrait les Capitals.
«Quand j'ai été échangé à Dallas, je croyais plutôt que je m'en allais à Washington.»
Un rôle de vétéran
À 32 ans, Ribeiro n'est pas le plus jeune joueur de sa nouvelle équipe et il en est conscient. «Je me sens comme si j'avais 22 ans», a-t-il toutefois lancé à la blague.
En reprenant son sérieux, Ribeiro a soutenu qu'il serait toujours à l'écoute des plus jeunes joueurs et qu'il serait disponible pour leur donner des conseils.
«J'ai 32 ans et depuis quelques années, je suis parmi les plus âgés de l'équipe. C'est un peu la même chose ici.
«Si je peux faire en sorte que les plus jeunes joueurs ne fassent pas les mêmes erreurs que j'ai commises, tant mieux.»
Ribeiro a aussi eu la chance d'avoir une petite discussion avec son ancien coéquipier José Théodore, qui a porté les couleurs des Capitals pendant deux saisons (2008-2010).
«J'ai un peu parlé à José, a-t-il dit. On a joué ensemble à Montréal en plus d'être mon co-chambreur et il a joué à Washington. Il m'a parlé de l'organisation et il m'a confié qu'il s'était senti accueilli ici.»
Le retour du numéro 9
Ribeiro a grandi dans le monde du hockey en portant le numéro 9. Il s'est toutefois buté à un mur en arrivant à Montréal. Le chandail no 9 de Maurice Richard ayant bien évidemment été retiré, Ribeiro s'était tourné vers le 71.
«Au départ, je portais tout le temps le numéro 9. Ensuite, j'ai été repêché par les Canadiens et disons qu'il n'était plus disponible [rires]. Quand je suis arrivé à Washington, j'ai demandé si je pouvais avoir le numéro 9.
«Pour la première fois en 12 ans, je peux l'endosser.»