Philippe Dupuis veut s'établir à Toronto

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Philippe Dupuis © Reuters


Ghislain Plourde

Le Lavallois Philippe Dupuis amorcera la prochaine campagne dans l’uniforme des Maple Leafs de Toronto.

Celui qui a passé les quatre dernières saisons avec l’Avalanche du Colorado, a paraphé, le 6 juillet dernier, une entente d’un an, à deux volets, qui lui rapportera 650 000$ s’il évolue dans la LNH.

Le joueur de centre, sélectionné par les Blue Jackets de Columbus lors de l’encan amateur de 2003, s’est d’abord dit déçu de quitter le Colorado. «La direction m’a fait comprendre qu’elle voulait donner plus de temps de glace aux jeunes et que ma place n’était plus ici», souligne Dupuis.

À sa première campagne complète dans la LNH l’an dernier avec l’Avalanche, Dupuis a joué 74 des 82 matchs de son équipe, amassant 17 points. «Au début de la saison, je jouais de trois à quatre minutes par rencontre. Vers la fin du calendrier, les entraîneurs étaient très satisfaits de mon rendement et j’étais rendu à 18 minutes par matchs», poursuit-il.

Plusieurs équipes étaient intéressées aux services du hockeyeur de 26 ans, soit les Sharks de San Jose, les Blues de St-Louis et les Prédateurs de Nashville. Il a opté pour les Maple Leafs car c’était une occasion pour lui de se rapprocher de sa famille et de ses amis.

Malgré le fait qu’il devra repartir à zéro avec sa nouvelle formation, Dupuis est convaincu qu’il peut apporter sa contribution à l’équipe dès la saison prochaine. «Je ne changerai pas mon style, je suis un joueur physique, reconnu pour mon jeu défensif et qui se débrouille très bien en infériorité numérique», ajoute celui qui devrait théoriquement être le quatrième centre, si tout se déroule comme prévu.

Fébrilité

Le Lavallois est fébrile à l’idée de jouer son premier match contre les Canadiens de Montréal, à Toronto, lors du match d’ouverture entre les deux formations. «C’est l’équipe de mon enfance. Je me rappelle avoir assisté à la parade la Coupe Stanley de 1993 avec mon père et mon frère. Ce sera vraiment un moment spécial.»

Par ailleurs, Dupuis espère, comme l’ensemble des amateurs de la province, que Québec retrouvera, un jour, une formation de la LNH.

«Faut pas se le cacher, le hockey ne fonctionne pas partout aux États-Unis. C’est dommage, mais c’est la réalité. Je suis persuadé que Winnipeg et, d’ici quelques années Québec feront d’excellents marchés de hockey. C’est une bonne nouvelle pour les partisans, mais aussi pour les joueurs.»


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