VALLEYFIELD - Victime
d’une sérieuse commotion
cérébrale dans un match contre
les Blackhawks de Chicago en
janvier, Francis Bouillon remonte
tranquillement la pente.
«J’ai repris l’entraînement en
gymnase il y a deux semaines et j’ai
recommencé ma routine normale il y a
une semaine et demie», a confié le
petit défenseur croisé aux Régates de
Valleyfied, hier.
Suivant les recommandations des
médecins des Predators de Nashville, il
prend son temps.
«J’ai poussé un peu au début pour voir,
mais c’est un été d’adaptation pour moi.
Je sais que je suis en retard sur mon
entraînement.
«Je ne suis pas encore retourné sur la
glace, je n’ai pas le choix d’y aller intelligemment.»
Difficile mentalement
Souvent affecté par les blessures,
Bouillon avoue sans ambages qu’il a
traversé les pires moments de sa carrière
au cours des derniers mois.
«J’ai eu de nombreuses blessures,
mais mentalement c’est la plus difficile à
surmonter.
«Il y a des journées où tout allait bien
et je retombais le lendemain.»
De son propre aveu, ce n’est pas
forcément une dure mise en échec qui l’a
blessé.
«Les médecins m’ont dit que j’avais eu
plusieurs petites commotions avant et
c’est celle-là qui a fait ressortir tout ça.»
Il a récemment pu discuter de ses
problèmes avec Pierre-Marc Bouchard,
du Wild du Minnesota, qui a raté pratiquement
une saison complète en raison
d’une commotion cérébrale sévère.
«Je sais que je dois faire attention
parce que je ressens encore de petits
symptômes.»
Un peu déçu
Par ailleurs, l’ancien défenseur du
Canadien s’est dit un peu déçu des
derniers mouvements de personnel des
Predators.
«Je suis déçu qu’ils aient racheté le
contrat de Jean-Pierre Dumont et qu’ils
aient laissé partir Steve Sullivan, un
vétéran de plusieurs saisons.
«Mais je pense que la philosophie de
l’organisation est de prendre un virage
jeunesse en rebâtissant par le repêchage», a mentionné celui qui n’a disputé
que 44 rencontres la saison dernière.