Ryan Pyette
Agence QMI

Dale Hunter n'a pas oublié Québec

Marche Bleue - Dale Hunter n'a pas oublié Québec

Dale Hunter© Agence QMI

Ryan Pyette

Dernière mise à jour: 30-09-2010 | 08h31

LONDON - La prochaine fois que Dale Hunter visitera Québec, il prévoit le faire avec du style.

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«Je vais demeurer au Château Frontenac», a déclaré avec un sourire l’ancien attaquant des Nordiques de Québec et l’actuel copropriétaire et entraîneur-chef des Knights de London, de la Ligue junior de l’Ontario.

«Nous n’allions pas à cet endroit à l’époque où on jouait. Par contre, j’ai discuté avec les Stastny et plusieurs gars de l’équipe. Nous planifions de faire un voyage là-bas, probablement cet été, afin de nous retrouver ensemble.»

Hunter a entendu parler de la fameuse Marche bleue qui se tiendra samedi sur les Plaines d’Abraham et dont le but est de favoriser le retour de la Ligue nationale (LNH) à Québec. Il sait que plusieurs de ses ex-coéquipiers, incluant les frères Stastny et Michel Goulet, devraient prendre part à cet événement, qui attirera, selon les prévisions établies, au moins 30 000 personnes.

Cependant, Hunter ne pourra y aller, car il devra se taper un périple de quatre heures en autobus vers Érié, en Pennsylvanie, afin de diriger les Knights.

«Toutefois, je suis retourné à Québec depuis que j’ai arrêté de jouer, a indiqué l’homme de 50 ans. Deux de mes enfants sont nés là et Dylan (l’un de ses fils, maintenant âgé de 25 ans et qui évolue dans le hockey professionnel) a participé au tournoi pee-wee auquel nous avons assisté. Je suis toujours bien traité quand je reviens en ville. Je l’adore, surtout qu’il y a plein de bons restaurants.»

Un nouvel aréna

Hunter est bien au courant que la meilleure chance de faire ressusciter la LNH à Québec repose sur la construction du «Château Frontenac des arénas de hockey».

«Le Colisée demeure une bonne patinoire pour jouer, mais les standards de la LNH sont très élevés aujourd’hui, affirme-t-il. Québec a besoin d’une nouvelle bâtisse et je sais qu’ils en ont parlé souvent. S’ils parviennent à l’obtenir, il n’y a pas de doute que ça va fonctionner.»

«Les partisans sont très passionnés. Ils ont toujours supporté leur équipe.» L’ancien porte-couleurs des Nordiques est arrivé à Québec en 1980. Il s’est bâti une réputation de joueur de centre courageux qui faisait tout ce qui était nécessaire pour gagner. Cela comprenait se battre avec son jeune frère Mark, un membre des Canadiens de Montréal à l’époque et qui est maintenant le directeur général des Knights.

«Lorsque je me suis retrouvé à Québec, nous n’avions pas tellement une bonne formation, de dire Hunter. Nous avions un groupe de jeunes joueurs qui sont arrivés en même temps Nous avons travaillé ensemble et nous avons commencé à gagner.»

«Nous avions une belle rivalité avec Montréal. C’était toujours comme ça et ce le sera si les Nordiques reviennent. C’était la confrontation entre la grosse ville et la petite. Nous étions la petite ville qui essayait de rivaliser avec l’une des meilleures concessions du hockey.»

Et après toutes ces batailles gagnées et perdues, pour la petite peste des Nordiques, il n’y a rien de mal à revenir et à aller dans la haute ville pour provoquer le changement.



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