Danny Vear
Le Journal de Montréal
Journal de Montréal

«Je n'étais plus dans les plans»

Entrevue | Guillaume Latendresse - «Je n'étais plus dans les plans»

Guillaume Latendresse se plaît bien avec sa nouvelle équipe. © Photo QMI

Danny Vear
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 18-12-2009 | 09h33

Guillaume Latendresse s'est dangereusement bien adapté au jeu du Wild du Minnesota.

Aussi sur Canoe.ca
BLOGUE:
Merci bonsoir!

À LIRE AUSSI:
Des bons mots

Depuis la transaction qui l'a sorti de Montréal, le Québécois de 22 ans s'est taillé une place de choix au sein de sa nouvelle formation. À ses dix premières rencontres, il a joué plus régulièrement qu'à Montréal, en moyenne 16 minutes par match, et a déjà inscrit trois gros buts.

De son propre aveu, il se sent plus apprécié de son entraîneur et de ses coéquipiers.

Libéré, plus léger, il préfère ne plus penser à sa fin abrupte avec le Canadien et à sa relation difficile avec Jacques Martin.

À l'occasion de sa première visite dans l'uniforme du Wild au Centre Bell, il a été accueilli par de nombreux journalistes, hier matin, après l'entraînement matinal. Un peu nerveux, quand même blagueur, il a répondu à quelques questions.

Q Ton entraîneur, Todd Richards, apprécie ton jeu. Il aime ta contribution. Comment aimes-tu jouer pour un entraîneur qui t'appuie à 100 % ?

R Il me fait confiance. Ça fait du bien. Le style de jeu du Wild maximise mes atouts. Ça me permet de créer offensivement et de bien compléter mes jeux défensifs. Je prends des bonnes décisions sur la glace. Je sens que j'ai plus de marge de manoeuvre. J'ai plus de temps de glace et ça donne des résultats. Le Wild a une belle gang, un bon mélange de vétérans et de bons jeunes joueurs. J'ai retrouvé quelques Québécois ; ça m'a aidé à mieux m'adapter au Minnesota. On retrouve une belle chimie ici. C'est le fun d'être dans une organisation de cette qualité.

Q Tu évolues sur le deuxième trio en compagnie de Martin Havlat. Vous fonctionnez bien ensemble. Comment t'adaptes-tu au jeu du Wild ?

R Je crois que c'est la première fois depuis que je suis dans la LNH que j'ai la chance de garder mes partenaires de trio pour plus de quatre matchs. Havlat est un excellent joueur. Il a des choses à prouver. Il n'a pas eu un très bon début de saison, mais, dernièrement, il performe au-delà des attentes. Il joue vraiment comme un des meilleurs joueurs de la ligue.

Q Cet échange au Wild te permettra-t-il de relancer ta carrière?

R C'est encore tôt pour se prononcer là-dessus. Je dois négocier mon contrat cet été. Je dois y penser, mais j'essaie d'apprécier le moment présent, de vivre l' expérience de cet échange et d'en profiter au maximum. J'ai toujours quelque chose qui m'allume tous les soirs en pensant à ce qui m'est arrivé cette saison.

Q Maintenant que la poussière est tombée, comment vois-tu cette transaction qui t'a forcé à quitter le Canadien ?

R Je suis un peu déçu. Mais, un changement peut être bon parfois pour un joueur. Au point où j'étais rendu à Montréal, c'était probablement une bonne chose. Je ne m'amusais plus. Je suis heureux avec le Wild. J'apprécie chaque minute de jeu que je joue avec ma nouvelle équipe.

Q Les attentes étaient-elles trop élevées à ton endroit ?

R C'est difficile pour un Québécois de jouer à Montréal. Je ne dirai jamais le contraire. Certains soirs, j'aurais pu être meilleur sur la patinoire. D'autres soirs, je l'étais, mais ça ne donnait rien. Ça ne me sert pas à grand-chose de me demander si j'ai eu une vraie chance de me faire valoir à Montréal. C'est derrière moi. Maintenant, je dois me concentrer sur le Wild. On gagne régulièrement, on se bat pour obtenir une place dans les séries. C'est tout ce qui m'intéresse maintenant.

Q Pendant que tu connais du succès au Minnesota, Benoit Pouliot n'a pas encore joué un seul match pour le Canadien. C'est un drôle d'échange. Des commentaires ?

R Ça montre seulement que je n'étais vraiment plus dans les plans de l'équipe. Sérieusement, je lui souhaite du succès à Montréal. Ce n'est pas une ville facile, mais il va pouvoir s'amuser si ça va bien pour lui.

Q Au Minnesota, les amateurs te connaissent peu. Comment aimes-tu ce nouvel anonymat ?

R C'est différent. Ce n'est pas le même mode de vie qu'à Montréal. Je ne me suis pas encore fait reconnaître dans la rue au Minnesota. C'est quelque chose que j'apprécie pour le moment.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos