Mario Morissette
Agence QMI

German Rubtsov laisse parler son talent

German Rubtsov laisse parler son talent

German Rutbsov n'excelle pas seulement à l'attaque. «Il est devenu un joueur complet habile sur les 200 pieds de la patinoire», affirme l'entraineur en chef du Titan Mario Pouliot.DANIEL DOUCET/AGENCE QMI

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REGINA | «Comment ça va German?»

Pour obtenir la réponse à cette question, vendredi au Brandt Centre, il aura fallu passer des coups de fil à Québec puis à Detroit!

Car, même s'il complète sa deuxième campagne dans la LHJMQ, le Russe German Rubtsov, un attaquant de 19 ans du Titan d'Acadie-Bathurst et choix de 1ere ronde des Flyersde Philadelphie, n'est toujours pas à l'aise en anglais. Imaginez en français!

«Je comprends mieux l'anglais que je ne le parle», s'est-il excusé à la veille du premier match des Acadiens au tournoi de la Coupe Mémorial. Samedi après-midi, le Titan affrontera les Broncos de Swift Current.

Pour contourner cette barrière de communications, le Titan s'en remet à l'entraineur adjoint Bryan Lizotte. Enfin, celui-ci sert plutôt d'intermédiaire avec sa belle-famille d'origine russe.

Sa conjointe Nadia Askarov étant visiblement affairée à des tâches plus urgentes, comme celle de veiller sur le nouveau-né du couple qui a vu le jour pendant la série contre les Tigres de Victoriaville, c'est le beau-frère Jerab Askarov qui a servi d'interprète alors qu'il se trouvait dans la ville de l'automobile!

«Quand German est arrivé à Bathurst, nous sommes souvent passés par ma famille pour lui transmettre des messages importants, de connaitre son état d'esprit ou les douleurs causées par une blessure», a expliqué Bryan Lizotte.

«C'était essentiel de faire appel à la famille de Bryan car nous n'étions pas toujours surs qu'il comprenait ce qu'on tentait de lui expliquer», a enchainé l'entraineur en chef du Titan Mario Pouliot.

«Qu'il devait, entre autres, oublier ses petits bobos et de jouer pour se développer. John Riley (le directeur du développement des joueurs des Flyers) et le directeur général Ron Hextall ont également eu de bonnes discussions avec German.

«Ils ont renforcé notre message et depuis il est un joueur clé de notre équipe. C'est un jeune totalement différent qu'à son arrivée à Bathurst», assure Pouliot.

HEUREUX D'ÊTRE EN SANTÉ

À sa première saison chez les Saguenéens de Chicoutimi, Rubtsov n'a pas eu la partie facile. De multiples blessures, dont l'une sérieuse à la main, avaient limité à 16 parties. Pire, il n'avait pu revêtir l'uniforme des Sags lors des séries éliminatoires.

«J'avais vécu une saison très frustrante l'année dernière à Chicoutimi. C'était la première fois de ma carrière que les blessures m'obligeaient à rater autant de parties. Dans ce temps-là, c'est impossible de progresser au même rythme que les autres joueurs et d'aider son équipe à gagner des matchs.»

En 2017-18, il a disputé 49 matchs de la saison régulière et dix-neuf durant les séries. Sans oublier les cinq jouées durant le championnat mondial junior où la Russie a été recalée au cinquième rang.

«Je suis super content d'avoir l'opportunité de participer à une autre compétition d'envergure cette saison. Je vais tout donner pour aider mon équipe à l'emporter», a assuré Rubtsov.

LANGAGE UNIVERSEL

Même s'il n'a pas de compatriote au sein de l'alignement du Titan, Rubtsov a dit s'être plu à Bathurst cet hiver. Il affirme posséder le vocabulaire essentiel pour certaines obligations de jeunesse. Comme celle de se commander un burger chez McDonald's!

«Je me sens comme chez moi à Bathurst. Malgré la barrière de la langue, je ne me suis jamais senti rejeté et m'entends bien avec mes coéquipiers. Au besoin, on communique par signes.»

PAS D'ENTRAINEMENT

Vendredi, l'entraineur en chef Mario Pouliot a invité ses protégés à se tenir loin de la glace. Une bonne marche matinale aux abords de l'hôtel avait permis aux jeunesses de faire circuler le sang!

«On commence à être tannés de faire du vidéo! On a hâte de jouer contre Swift Current», a admis Mario Pouliot.

«On veut sortir les joueurs de l'hôtel et nous avons prévu certaines activités d'équipes pour nous changer les idées. C'est beau être dans sa bulle, mais il faut avoir une vie en dehors de l'aréna», a convenu l'entraineur.



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