Jonathan Roberge
Agence QMI

Gélinas rejoint Talbot, Théodore et Robitaille


Jonathan Roberge

GATINEAU - Vingt-cinq ans après avoir conduit les Olympiques de Hull vers une autre conquête de la coupe du Président, le Shawiniganais Martin Gélinas a vu son dossard numéro 20 rejoindre ceux des grands noms de l'histoire de l'équipe au plafond du centre Robert-Guertin, vendredi.

Gélinas n'a pas raté son entrée dans le circuit Courteau. Dès sa première saison, en 1987-1988, il a inscrit 131 points, dont 63 buts, avant d'être nommé recrue de l'année au Canada.

«Ç'a été une année très spéciale. Nous avions mal amorcé la saison avec une fiche d'aucune victoire après six matchs. Peu à peu, les choses se sont replacées. Alain [Vigneault] savait comment nous mettre en confiance», a expliqué celui qui évoluait en compagnie de Marc Saunier et Benoît Brunet.

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Plus tôt que prévu

La cérémonie devait initialement avoir lieu en février, mais avec le lock-out qui s'éternise dans la Ligue nationale de hockey (LNH), les deux parties ont convenu qu'il valait mieux devancer le tout.

«Je suis arrivé ici avec le rêve de jouer dans la LNH. Les Olympiques m'ont fait confiance et l'encadrement que j'ai eu ici m'a permis d'atteindre mon but», a lancé Gélinas, qui a tenu à remercier quelques ex-coéquipiers ainsi que la famille Saint-Laurent l'ayant accueilli en pension lors de son passage chez les juniors.

Ses parents, qui l'accompagnaient sur la patinoire, étaient aussi de la liste des remerciements, tout comme sa conjointe et ses enfants, qui n'ont pu faire le voyage vers Gatineau.

Ils ne l'ont pas oublié

Deux hommages lui ont ensuite été adressés par Cam Russell et Stéphane Matteau. Ses deux anciens coéquipiers ont tour à tour souligné sa détermination qui lui a permis de connaître une belle carrière.

«Cette soirée me fait chaud au cœur. Tu souhaites toujours avoir un impact là où tu passes. À Hull, j'ai trouvé mon identité en tant que joueur de hockey. J'ai appris que pour récolter des points, je devais travailler fort. C'est la recette que j'ai appliquée au fil des ans.»

Lorsque l'émotivité conduit aux rêves

Fleurette et Bernard Saint-Laurent se souviennent très bien des premiers pas de Martin Gélinas chez les Olympiques de Hull, aujourd'hui de Gatineau. Le couple qui a hébergé le Shawiniganais tout au long de son passage junior a affirmé n'être nullement surpris du succès qu'il a connu chez les professionnels.

«Il avait une volonté hors du commun. C'est un gars très fort entre les oreilles et lorsqu'il voulait quelque chose, il travaillait sans relâche pour l'obtenir. C'est assurément ce qui lui a permis de graduer dans la LNH», a assuré l'homme.

Sa mère, Lise Lebel, partage également cette opinion.

«Je me souviens à quel point il travaillait fort l'été pour maintenir la forme. Il n'était pas rare de le voir enfourcher son vélo pour se rendre jusqu'au Cap-de-la-Madeleine ou Saint-Tite, simplement pour entraîner ses jambes.»

Fleurette Saint-Laurent a accueilli plusieurs joueurs au cours des quatre années où elle a ouvert sa maison aux protégés des Olympiques. Elle affirme toutefois que ceux qui laissaient transparaître autant de passion que Gélinas étaient rares.

«C'était facile de savoir quand il se sentait bien sur la patinoire. Quand tout roulait pour lui, sa chambre était toujours rangée de façon impeccable. On ne pouvait pas en dire autant lorsqu'il connaissait des difficultés», a souri la dame avant de le rejoindre au centre de la patinoire pour la cérémonie.



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