Les Remparts de Québec ont démarré les séries sur le pied gauche, jeudi, malgré une victoire en prolongation de 6-5 sur le Titan d’Acadie-Bathurst.
Une victoire qui a royalement déplu au roi des séries, Patrick Roy, dont l’équipe est largement favorite pour l’emporter sur le jeune Titan mené à l’attaque par l’ex-Remparts, David Gilbert, auteur d’un doublé.
Le 33 était en beau fusil après le match, malgré la victoire des siens acquise avec un but d’Olivier Hinse en prolongation. Il s’agissait d’ailleurs de son deuxième but du match en plus d’une récolte de deux aides. Son trio complété par Jonathan Audy-Marchessault et Danick Paquette a récolté quatre buts.
Mais Roy n’avait pas envie de parler de victoire dans son point de presse. «Je ne peux être satisfait de cette victoire, a-t-il lancé d’emblée. Mes leaders ne sont pas des compétiteurs, mais des suiveux. Si battre Baie-Comeau 8-0 nous satisfait, je suis désolé mais nous ne sommes pas dans le bon aréna, ça ne marche pas.»
«Que Maxime Gravel soit notre meilleur joueur, ça ne marche pas, a-t-il ajouté. Que le coaching staff veuille plus que les joueurs, ça ne marche pas. Les montagnes russes ça s’explique par le fait que les leaders sont des suiveux. Ils se lèvent le matin et tout est correct. C’est assez,»
La moutarde lui est littéralement montée au nez, mais Roy avait un pressentiment que ça pourrait se passer ainsi. «J’ai dit à Sylvain Couturier (le directeur-gérant de Bathurst) que je ne savais pas quel club allait se présenter même si on était bien préparés.»
Il a commencé par blâmer ses joueurs de 20 ans, «Vallerand nous coûte deux buts et Cusack n’est pas là. Je vais blâmer qui? Les jeunes?»
Où est Stefanovich?
Roy a protégé ses joueurs européens, cette saison, mais hier, il ne s’est pas gêné pour exprimer son mécontentement.
«Si quelqu’un trouve Stefanovich, qu’il m’appelle, je vais aller le chercher. C’est un gars qui veut jouer dans la LNH, c’est triste. Une chance qu’on avait la ligne à Marchessault, ce soir.»
«Si Stefanovich veut retourner au Bélarus, qu’il sacre son camp. Si Kugryshev veut aller jouer pour le club-école de Washington, qu’il parte tout de suite. Au moins on va avoir une raison d’avoir de la misère à gagner.»
Une bonne foule
Roy a rappelé comment ses joueurs étaient chanceux de jouer devant de bonnes foules à Québec.
«Nous jouons un jeudi soir devant plus de 10 000 personnes, c’est plus que 25% des équipes de la LNH. Les gars devraient être fiers de porter les couleurs des Remparts.»
Maître des séries éliminatoires, Roy se demande bien comment il va relancer ses soldats, «On a eu un meeting de deux heures, samedi et la question que je leur ai demandée après le match était s’ils étaient sincères.» «Je pense que notre club a plus à offrir.»
On verra ce que ça va donner ce soir, mais une chose est certaine, ça va brasser dans la cabane si les Remparts ne corrigent pas leur tir tout de suite. La réponse est dans le camp des joueurs.