Ryan Bourque n'est peut-être pas un défenseur comme son célèbre père, Raymond, mais il y a une situation où on pourrait le retrouver dans le même rôle: à la pointe droite sur le jeu de puissance.
Encore une fois, Bourque a été très impressionnant, hier, à l'aréna Les Deux Glaces de Val-Bélair. Il a fait la pluie et le beau temps avec ses compagnons de trio Kelsey Tessier et Danick Paquette, mais comme attaquant, menant les Rouges à deux victoires sur les Beiges.
Les jeux de puissance sont bannis des matchs intra-équipe et lorsqu'il y a infraction, on y va tout simplement d'un tir de pénalité pour laisser à tous les candidats une chance égale de se faire valoir.
Cependant, avec sa belle mobilité, sa vision du jeu, ses mains rapides et son tir puissant, on peut facilement imaginer Ryan Bourque dans le rôle de quart-arrière du jeu de puissance des Remparts. D'autant plus qu'il n'y a pas vraiment de défenseur dominant dans cet aspect chez les Diables rouges.
Tout indique qu'il y aura au moins des tests de ce côté lorsqu'on commencera à travailler le jeu de puissance.
«Nous ne sommes pas encore rendus là, mais c'est certain qu'on va réfléchir sérieusement à cette possibilité le moment venu», a admis Roy.
Bourque a déjà de l'expérience de ce côté puisqu'il a joué souvent à la pointe droite avec le programme américain des moins de 18 ans.
«Jouer au point d'appui représente beaucoup de responsabilités, mais j'aime ça et si Patrick me demande de jouer à la pointe, j'en serais très honoré, dit-il. Toutefois, il est encore très tôt et c'est quelque chose dont nous n'avons pas parlé. Je dois d'abord faire mes preuves, bien jouer et mériter ma chance.»
Traditionnellement, les Remparts ont toujours eu de la difficulté au point d'appui. En 2006, ils ont profité du boulet de canon de Michal Sersen, mais ce n'était pas un grand passeur. Bourque ajoute qu'il travaille à peaufiner son tir sur réception, mais il peut certainement alimenter les quatre autres joueurs sur la patinoire.