Jonathan Bernier
Journal de Montréal

Victoire du Canadien : À la dernière minute

Gallagher procure une victoire de 3 à 2 au Canadien - Victoire du Canadien : À la dernière minute

PIerre-Paul Poulin / JdeM

Jonathan Bernier

Ainsi va le premier trio du Canadien, ainsi va l'équipe. Ç'a été une fois de plus le cas mercredi soir au Centre Bell, alors que tout le monde croyait que les Blues et le Tricolore nous réservaient une période de prolongation.

C'était avant que Brendan Gallagher jette l'hystérie dans la foule en déjouant Jake Allen avec à peine 11 secondes à écouler au troisième tiers. Grâce à son quatrième but de la saison, l'Albertain a procuré un gain de 3 à 2 au Canadien.

La mise en scène de ce but gagnant a parfaitement illustré la philosophie mise en place par Claude Julien depuis le début de la campagne. Une pression forte sur le défenseur adverse, forçant celui-ci à causer un revirement, une présence soutenue dans le milieu du territoire pour intercepter le disque et un tir rapide pour prendre le gardien en défaut.

C'est ainsi que Tomas Tatar, qui a connu un autre fort match, a uni ses efforts à ceux de Gallagher pour offrir une quatrième victoire en six matchs aux Montréalais.

« Leur défenseur a commis une erreur, j'ai vu que je pourrais arriver à la rondelle le premier. J'ai simplement essayé de la pousser à Gally, qui s'amenait près du poteau. Son temps de réaction a été encore plus rapide que le mien », a décrit Tatar, de retour au vestiaire.

Le héros du match a retourné les fleurs à son coéquipier en lui donnant le crédit pour ce but.

« Je ne m'attendais pas à un revirement semblable en fin de rencontre. Mais Tuna a fait du bon travail, a lancé Gallagher. Il se trouvait à la bonne place et il a provoqué le revirement. Moi, j'ai juste profité de sa passe. »

Les gros bras

À l'image des Kings la semaine dernière, les Blues se sont amenés à Montréal avec l'intention de ralentir les rapides joueurs du Canadien. En début de rencontre, ils ont essayé d'imposer leur rythme en jouant aux gros bras avec le Tricolore.

Jordie Benn a reçu une invitation à se battre de Patrick Maroon qui semblait venir de nulle part.

« Ça fait partie du hockey. D'ailleurs, toutes les équipes imposantes tentent de ralentir les adversaires rapides, a indiqué Benn. Tu peux appeler ça de l'intimidation, mais dans la LNH, aujourd'hui, plus personne n'est réellement intimidé. Tu absorbes la mise en échec et tu continues. »

Non, le Canadien n'a pas éprouvé les mêmes difficultés que la semaine dernière à s'approcher du filet adverse. De nombreuses chances de marquer sont survenues à proximité de l'enclave.

Les buts de Max Domi et de Gallagher ont été réussis sur des tirs décochés à quelques pieds de Jake Allen.

« Nous avions entendu parler de nos difficultés contre une équipe pesante comme les Kings. Mais nous n'avions pas bien joué contre eux, a soutenu Gallagher. Nous avons marqué [mercredi] le premier but et nous avons joué avec confiance. »

Un but inscrit dès la 39e seconde de jeu sur le premier but du match met habituellement la table pour une belle soirée.

L'arme favorite des Blues

Les Blues ont utilisé leur arme favorite pour donner du fil à retordre au Canadien. Vincent Dunn et Brayden Schenn ont profité de la présence d'un joueur du Canadien au cachot pour niveler la marque à deux occasions.

Depuis le début de la saison, les Blues ont inscrit plus de la moitié de leurs buts (9 sur 17, 52,9 %) avec l'avantage d'un homme.

Pourtant, la troupe de Claude Julien avait bien réussi à circonscrire l'attaque massive des Blues en les empêchant de décocher le moindre tir au but lors de leur premier déploiement.

Mike Reilly, en supériorité numérique, a été l'autre marqueur du Canadien.



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