Jean-François Chaumont
Journal de Montréal

Tournoi de golf de Jonathan Drouin: «Pour l'instant, je présume que je reviendrai», dit Pacioretty

Tournoi de golf de Jonathan Drouin: «Pour l'instant, je présume que je reviendrai», dit Pacioretty

Photo Chantal Poirier

Jean-François Chaumont

TERREBONNE | Scène un, prise deux. Un peu plus d'une semaine après la tenue de son propre tournoi de golf au Club de la Vallée-du-Richelieu, Max Pacioretty demeurait le personnage principal, mais cette fois pour le tournoi de son coéquipier, Jonathan Drouin.

L'ambiance était toutefois un peu plus détendue. Il n'y a pas eu de regard de feu entre le capitaine et Marc Bergevin. Les deux hommes ont daigné se serrer la main et se saluer sans toutefois tomber dans le jeu d'une interminable accolade.

Encore une fois, Pacioretty a bravé la tempête comme un digne capitaine en répondant aux questions avec honnêteté et sans trop de fioritures. S'il avait joué la casette des clichés et des réponses sans aucune valeur la semaine dernière, Bergevin a cette fois choisi de ne pas rencontrer les médias. Il avait une excuse facile avec le tournoi de golf du CH qui se tiendra lundi. Pacioretty aurait pu se défiler avec le même alibi, mais il ne l'a pas fait.

« Ça ne servirait à rien de ne pas parler, a dit Allan Walsh au Journal. J'ai toujours eu comme principe qu'il n'y a rien de mieux que de s'expliquer quand on se retrouve au coeur d'une tempête. S'il n'avait pas parlé, Max aurait juste contribué à activer d'autres spéculations. »

Un jour à la fois

Pacioretty porte encore le numéro 67 et le « C » de capitaine de l'équipe. À 72 heures du lancement de la prochaine saison avec le classique tournoi de golf du Tricolore, l'Américain nage encore dans l'incertitude. Questionné à savoir s'il s'attendait à ouvrir la saison dans le même uniforme, il a offert la réponse suivante.

« Je ne sais pas. Je prends vraiment ça un jour à la fois. Pour l'instant, je présume que je reviendrai, ça ressemble à ça. Le camp approche à grands pas. Mais comme je l'ai dit souvent, je veux juste me concentrer à mettre mes patins et jouer au hockey. Quand tu es un enfant, tu rêves de jouer au hockey et avoir du plaisir, tu ne rêves pas à un contrat. »

« Je ne suis pas triste, mais un peu surpris de toute cette situation, a-t-il poursuivi. En même temps, je sais que c'est une business. »

Une date butoir

Il y a une certitude. Pacioretty et Walsh ne discuteront pas d'une prolongation de contrat avec Bergevin à partir du 3 octobre, soit la date du premier match de la saison contre les Maple Leafs, à Toronto. Ils ont ainsi corroboré les informations obtenues par mon collègue Marc De Foy cette semaine.

« J'ai appris l'an dernier que c'est très difficile de jouer au sommet de tes habiletés quand il y a des distractions, a mentionné Pacioretty. Je sais qu'il y aura des distractions, peu importe. Mais je cherche à les minimiser. Je trouverais ça aussi injuste pour mon équipe et mes coéquipiers si ma situation contractuelle représentait un sujet de discussion pratiquement sur une base quotidienne. Je voudrai me concentrer uniquement sur le hockey. »

Walsh a toutefois précisé qu'il restait ouvert à un dialogue et des négociations avec Bergevin jusqu'à la dernière journée du camp de l'équipe. Les deux clans pourraient aussi se reparler à la fin de la saison, dans les semaines avant le 1er juillet. Mais à ce moment, le CH risquerait de perdre un des meilleurs marqueurs des dernières saisons pour absolument rien advenant qu'il choisisse d'attaquer le marché des joueurs autonomes sans compensation.

Vegas comme modèle

S'il pouvait y avoir un seul élément positif de cette interminable saga, c'est qu'elle pourrait servir de motivation. Et pas juste pour le capitaine.

« Je crois que toute l'équipe est très motivée à l'aube de cette nouvelle saison, a répliqué l'ailier de 29 ans. Nous savons où nous sommes en ce moment. C'était inspirant de voir les Golden Knights de Vegas au printemps dernier. Il n'y avait aucune attente pour cette équipe. »

« Nous voyons ce qui se déroule ici, a-t-il enchaîné. C'est assez clair que nous nous retrouvons dans une période de reconstruction, je crois même qu'ils (les dirigeants du CH) en ont parlé. Quand nous entendons parler de ça, nous pouvons nous en servir comme motivation. Nous pourrions imiter Vegas et devenir un groupe encore plus uni afin de déjouer les pronostics. »

Encore une fois, le capitaine a moins la langue de bois que son DG. Il a utilisé le mot reconstruction sans aucune crainte.



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