Jonathan Bernier
Journal de Montréal

Le Canadien rebondit «La mèche un peu courte» - Jonathan Drouin

Il surprend les Capitals avec un gain de 3 à 2 - Le Canadien rebondit «La mèche un peu courte» - Jonathan Drouin

T.J. Oshie y est allé d'un bel effort pour tenter de soutirer la rondelle à Max Pacioretty. Photo AFP

Jonathan Bernier

WASHINGTON | On ne donnait pas cher de la peau du Canadien contre les Capitals. Surtout après sa gênante sortie contre les Bruins, mercredi.

Mais comme il lui arrive de le faire, le Tricolore a fait mentir ses détracteurs. Face aux meneurs de la division Métropolitaine, les Montréalais ont arraché un gain de 3 à 2, hier.

Une belle façon pour les joueurs de répondre à leur entraîneur. Rappelons que Claude Julien avait qualifié la dernière sortie de sa troupe d'inacceptable.

Max Pacioretty a mené l'attaque des siens avec une récolte de deux buts et d'une passe. Son but dans un filet désert a finalement fait la différence et permis aux Montréalais de mettre un terme à une séquence de cinq revers sur les patinoires adverses.

«Le groupe a très bien répondu. En regardant le portrait dans son ensemble, nous constatons que, lors des six derniers matchs, nous en avons joué cinq très, très bons, a déclaré le capitaine à son retour au vestiaire. Espérons que nous pourrons bâtir une certaine confiance là-dessus.»

À mi-chemin de la troisième période, Paul Byron avait dénoué une impasse de 1 à 1 en sautant sur un retour provenant de la rampe. Quelques secondes auparavant, Pacioretty avait battu de vitesse un rival pour annuler un dégagement refusé.

Lars Eller, en réduisant l'écart à un but dans la dernière minute de jeu, a gardé tout le monde sur le bout de son siège. Le Danois marquait ainsi un cinquième but à ses six derniers matchs.

Les poteaux résonnent

Tout au long de la soirée, l'attaque montréalaise a répondu coup pour coup à celle des locaux. Pacioretty, Charles Hudon, Byron et Brendan Gallagher, dont le tir a touché la barre transversale, ont obtenu d'excellentes occasions de marquer.

Sans compter Alex Galchenyuk qui, sur la même présence en troisième période, a touché le poteau à deux reprises. Artturi Lehkonen, en échappée, a également été frustré par la tige.

Pacioretty a réussi à se reprendre en ouvrant la marque lors d'une punition à Alex Ovechkin. Son tir des poignets précis, décoché sans avertissement, n'a laissé aucune chance à Philipp Grubauer.

Le capitaine a maintenant marqué à six reprises en six matchs, après avoir connu une sécheresse de 13 rencontres. Quand on parle d'un joueur de séquences...

Première victoire de Niemi

Désirant sans doute le garder frais et dispos pour la visite des Bruins, ce soir, Julien a offert une rare soirée de congé à Carey Price. En action dans 21 des 22 dernières sorties de l'équipe, Price a cédé son filet à Antti Niemi.

Une fois de plus, le gardien finlandais, qui en était à sa cinquième présence devant la cage du Tricolore (son troisième départ), a fait le travail. Ses 24 arrêts lui ont permis de savourer sa toute première victoire de la saison.

À l'image de son vis-à-vis, Niemi a dû remercier ses poteaux à quelques occasions.

John Carlson, avec un boulet de canon de la pointe, fut l'autre joueur des Capitals à tromper sa vigilance.

Jonathan Drouin purgeait alors une punition mineure pour conduite antisportive. Chassé du cercle des mises en jeu par le juge de ligne québécois Jonny Murray, l'attaquant du Canadien n'a cessé de l'enguirlander. Après un premier avertissement, Murray a décidé de sévir.

Logan Shaw, qui faisait ses débuts avec le Canadien, a été utilisé pendant 10 mins 36 s.

Personne n'a jeté l'éponge

WASHINGTON | Au terme de l'humiliant revers face aux Bruins de Boston, des confrères anglophones ont demandé à Claude Julien s'il croyait que certains de ses joueurs avaient jeté l'éponge. « C'est une question que vous devez poser aux joueurs », avait-il répondu.

Or, malgré la situation précaire du Canadien, Karl Alzner et Tomas Plekanec assurent que ni eux ni aucun de leurs coéquipiers n'ont abandonné le navire.

« Jamais de la vie. Oui, nous avons mal joué [à Boston], mais ce n'était qu'un match. Nous en avons joué quatre bons auparavant, a tenu à rappeler Alzner lors d'un entretien avec Le Journal de Montréal. Si, d'ici la fin de la saison, nous jouons toujours quatre bons matchs sur cinq, nous serons heureux. Le problème, c'est que nous n'avons pas le luxe de connaître plusieurs mauvais matchs.

Particulièrement face aux équipes de notre division. »

Des propos qui ont trouvé écho auprès de Plekanec, le joueur qui a le plus d'ancienneté dans le vestiaire du Tricolore.

« Tout le monde ici est persuadé que nous sommes toujours dans la course et que nous pouvons gagner des positions. C'est notre but, a souligné le Tchèque. Quand nous nous en tenons à notre structure et que nous appliquons notre système comme il se doit, nous sommes une bonne équipe et nous pouvons rivaliser avec n'importe qui. »

Le verre à moitié plein

Toutefois, Alzner reconnaît que de faire du surplace, malgré les six points acquis sur une possibilité de huit lors des quatre rencontres précédant la déconfiture à Boston, a pu affecter un peu le moral des troupes.

Cependant, le défenseur a préféré aborder la situation d'un oeil positif.

« C'est certain qu'on aurait aimé que les résultats soient plus tangibles, mais au moins, on n'a pas perdu de terrain, a-t-il soutenu. Ça peut sembler une colline abrupte à monter, mais c'est réaliste de penser que la situation peut changer rapidement. Ce n'est pas impossible que des équipes traversent des moments difficiles.

« Et au cours de cette période, nous sommes parvenus à récolter des points contre quelques équipes coriaces. C'est la façon dont nous devons regarder la situation », a-t-il ajouté.

À n'en point douter, Alzner préfère voir le verre à moitié plein plutôt que de le voir à moitié vide...



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