Jonathan Bernier
Agence QMI

Claude Julien «excité» de revenir à Montréal

Claude Julien «excité» de revenir à Montréal

Claude Julien, à la dernière Coupe du monde.Photo Bruce Bennett/Getty Images/AFP

Jonathan Bernier

BROSSARD - La riche histoire du Canadien, la constante soif de vaincre des partisans et la pression omniprésente des médias : ces trois réalités qui caractérisent le marché montréalais en ont fait fuir plus d'un au fil des ans. Pourtant, ce sont ces trois mêmes réalités qui ont convaincu Claude Julien d'accepter l'offre de Marc Bergevin.

«Ç'aurait été facile pour moi d'aller dans un marché où le hockey est secondaire. J'aurais pu me présenter à l'aréna, faire mon travail et simplement retourner à la maison», a déclaré le nouvel instructeur-chef du Tricolore dans le cadre d'une conférence téléphonique, mercredi.

«J'aime les défis, j'aime les villes de hockey. Pour que j'accepte de revenir aussi rapidement [dans un poste d'entraîneur-chef], il fallait que ce soit la situation idéale. C'est ce que je retrouve avec le Canadien de Montréal», a-t-il ajouté.

Une situation dont il aura amplement le temps de bénéficier. Fidèle à sa philosophie de la stabilité, Bergevin a offert à son nouveau pilote d'ajouter cinq saisons à la fin de celle-ci. Cela signifie que Julien devrait se tenir derrière le banc du Canadien jusqu'au terme de la campagne 2021-2022.

Chez les joueurs du Tricolore, seuls Shea Weber et Andrew Shaw possèdent une entente aussi longue.

Le meilleur gardien au monde

Julien se trouvait au Vermont avec sa famille, à digérer son congédiement par les Bruins, lorsque le directeur général du Canadien l'a joint au téléphone.

Bien que le contrat du Franco-Ontarien avec les Bruins était encore valide pour la prochaine campagne, il ne s'est pas fait tirer l'oreille longtemps pour ramener tout son monde à Boston et faire ses valises en prévision d'un retour dans la métropole québécoise.

«Au moment où j'ai été congédié, j'avais l'intention d'attendre au printemps avant de prendre une décision [sur son avenir]. Mais j'aime la direction que prend cette équipe et le potentiel qu'elle a», a-t-il déclaré au cours de son généreux entretien de quelque 55 minutes.

Également, il faut souligner que la chance de diriger une formation qui trône au sommet de sa section ne se serait probablement pas représentée au printemps. Or, le Canadien, malgré ses déboires, occupe toujours la tête de l'Atlantique, six points devant les Sénateurs d'Ottawa et les Bruins.

«Je prends une équipe qui est en première place. Elle compte sur le meilleur gardien, mise sur de bons défenseurs et sur des joueurs qui bougent bien la rondelle. Elle a également beaucoup de talent en attaque», a énuméré le pilote le plus victorieux de l'histoire des Bruins.

L'importance de la communication

À une époque où les directeurs généraux changent d'entraîneurs comme ils changent de caleçon, il faut un talent particulier pour tenir 10 ans au sein de la même organisation et être en mesure de renouveler son message.

L'ancien instructeur des Bruins a partagé sa philosophie à ce sujet.

«Pour un entraîneur, il est important que les vétérans partagent son opinion et aident à porter le message, a soutenu Julien. J'ai l'intention de donner plus de responsabilités aux joueurs à ce niveau. On va retrouver le chemin de la victoire ensemble. Les décisions, ce n'est pas que l'affaire d'un entraîneur. Il faut que les joueurs les achètent. La communication est très importante, surtout au début.»

Voilà ce qui était peut-être devenu le problème de Michel Therrien après près de cinq ans à la barre du Tricolore.




Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos