Jonathan Bernier
Agence QMI

Quarante bonnes minutes ne sont pas suffisantes

Canadien c. Ducks - 29 novembre 2016

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Jonathan Bernier

ANAHEIM - Malgré une défaite de 2-1, le Canadien a quitté Anaheim sans nécessairement avoir le moral dans les talons. Les résultats de l'autopsie de ce revers étaient les mêmes, tant du côté de Michel Therrien que de ses joueurs. Quarante bonnes minutes de jeu, mais une deuxième période qui, en fin de compte, a fait la différence.

«On est sorti de la façon dont on l'espérait. On est l'équipe qui imposait le rythme. Je n'ai pas aimé la façon dont nous avons joué en deuxième période. On a mal géré la possession de rondelle face à la pression des Ducks», a déclaré l'entraîneur-chef du Canadien.

Cette difficulté à gérer la pression a causé quelques revirements et permis aux locaux de diriger 21 tirs sur Carey Price.

«On s'est un peu éloigné de notre plan de match. On utilisait notre vitesse puis nous avons cessé de le faire. Nous devons corriger ce problème, car lorsque nous utilisons notre force, nous sommes une équipe difficile à contenir», a fait valoir Jeff Petry.

Puisque les meilleurs moments du Tricolore sont survenus en première période, il va sans dire que l'issue de la rencontre aurait pu être différente s'il était parvenu à ouvrir la marque.

«On a eu nos occasions de marquer, mais on a manqué de finition autour du filet adverse. Si on avait réussi à marquer un ou deux buts en première période, ça nous aurait donné un bon tempo», a reconnu l'entraîneur du Canadien.

Une équipe lourde

Mais ne se présente pas près de John Gibson qui veut. Les Montréalais ont beau avoir dirigé 40 tirs sur le portier des Ducks, rarement ils ont pu prendre des retours.

«À quelques occasions, on aurait peut-être pu entrer davantage à l'intérieur, mais ils ont fait du bon travail pour nous contenir», a analysé Therrien.

«C'est toujours difficile de se rendre au filet. L'accès n'y est pas évident. Mais je crois tout de même qu'on a fait beaucoup d'effort», a, de son côté, fait valoir Tomas Plekanec.

À l'inverse, Carey Price a obtenu beaucoup plus de visite qu'à l'habitude près de son demi-cercle. Les costauds attaquants des Ducks n'ont eu aucune difficulté à se frayer un chemin jusqu'à lui.

«C'est une équipe lourde avec de gros bonshommes. Ils appliquent beaucoup de pression profondément dans le territoire», a indiqué le gardien du Canadien, auteur de 36 arrêts.
«Ryan Getzlaf, Corey Perry et Ryan Kesler, ce sont de gros joueurs, on le sait tous. Il aurait fallu neutraliser leur bâton devant le filet», a expliqué Mark Barberio.

La bataille des unités spéciales

Par ailleurs, pour un troisième match consécutif, l'attaque massive du Canadien a été blanchie. Cette fois, elle a été incapable de profiter des trois occasions dont elle a bénéficié.

«On a perdu la bataille des unités spéciale», a sèchement laissé tomber Therrien.

Cela dit, le Canadien n'a pas à rougir de sa performance en infériorité numérique. Il a réussi à résister en se défendant à court de deux hommes pendant 21 secondes au moment d'amorcer la troisième période. Un but des Ducks à ce moment aurait réglé le cas du Tricolore.

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