Jean-François Chaumont
Agence QMI

Jean-Gabriel Pageau en pleine ascension

Jean-Gabriel Pageau en pleine ascension

Jean-Gabriel Pageau. Photo Archives / Agence QMI

Jean-François Chaumont

OTTAWA - Il y a un an, Jean-Gabriel Pageau cherchait à s'établir à temps plein avec les Sénateurs. Il faisait encore le trajet entre Binghamton et Ottawa. S'il y a des jours sombres dans la capitale nationale, l'attaquant y apporte un peu de lumière.

Avec la blessure à une cheville de Kyle Turris, Pageau a reçu un mandat important de la part de son entraîneur-chef, Dave Cameron. L'ancien des Olympiques de Gatineau se retrouve maintenant dans la chaise de premier joueur de centre de l'équipe avec Zack Smith à l'aile gauche et Mark Stone sur le flanc droit.

«Ah non, je n'avais jamais imaginé un tel scénario, a répondu Pageau à quelques heures du match contre le Canadien de Montréal au Centre Canadian Tire, samedi. J'obtiens des présences dans toutes les situations. C'est un bon sentiment.»

Des plus modestes, Pageau n'a pas l'intention d'attirer les réflecteurs.

«Je ne sais pas si on peut parler de moi comme un centre numéro 1, a-t-il dit. En ce moment, je suis là et je remplace Kyle Turris, un très bon centre. Je vois ça comme une belle marque de confiance de l'organisation. Elle a toujours cru en moi, elle m'a toujours donné ma chance et je l'apprécie. Ça me donne le goût de travailler encore plus fort dans le but de bien représenter les Sénateurs.»

La confiance de Cameron

Depuis le début du mois de février, Pageau a dépassé à sept reprises le plateau des 20 minutes de temps de jeu. À ses 25 dernières rencontres, il n'a jamais joué moins de 15 minutes. C'est le signe d'une confiance évidente de la part de Cameron.

Sur le plan offensif, le numéro 44 a également démontré qu'il n'était pas uniquement la bête noire du CH. Il totalise 20 points (six buts, 14 aides) à ses 25 dernières sorties.

«Il n'y a pas de doute qu'il a élevé son jeu cette année, a affirmé le défenseur Marc Méthot. "J-G" est une pièce importante de notre équipe. Il est encore jeune, mais il joue comme un vétéran. Il bloque des tirs, il est vraiment bon en infériorité numérique et il joue un plus gros rôle offensivement. C'est le type de joueur que tu veux avoir au sein d'une équipe.»

Les séries avant les points

À sa quatrième saison au sein de l'organisation, Pageau a déjà atteint des sommets personnels pour les buts (16), les aides (19), les points (35) et les matchs joués (72). Il affiche aussi un très bon différentiel de +10.

Dans un discours digne d'un futur bon meneur, il a priorisé le concept d'équipe à ses chiffres.

«Quand tu es jeune, ton rêve est de gagner la coupe Stanley, a-t-il rappelé. C'est toujours mon rêve. Je trouve ça très difficile de voir notre équipe à l'extérieur des séries. J'oublie mes statistiques personnelles. Il y a beaucoup de joueurs dans la chambre qui échangeraient tous leurs points afin de participer aux séries. Nous avons déjà parlé de ce sujet.»

«C'était mon but en début de saison de participer aux séries. Pour moi, c'est une grosse déception.»

Le 18 juin dernier, le directeur général Bryan Murray a offert un contrat de deux ans, à un seul volet, d'une valeur de 1,8 million $ à Pageau.

«Je voulais prouver que les Sénateurs avaient pris la bonne décision en me donnant un contrat à un seul volet. J'ai aussi un peu moins de pression sur les épaules avec cette entente de deux ans.»

À un salaire annuel de 900 000 $, le petit joueur de centre de 5 pi et 9 po et 175 lb s'avère un très bon investissement.

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