Jonathan Bernier
Agence QMI

Ben Scrivens était prêt à se battre

Jonathan Bernier

BUFFALO - Pour une rare fois depuis le début de la saison, le Canadien de Montréal a joué avec émotion.

Cette équipe, qui parait souvent sans âme depuis la fin du mois de novembre, a décidé, mercredi soir, qu'elle en avait assez de se faire marcher sur les pieds.

Tout au long de la soirée, les Mike Brown, Michael McCarron, Nathan Beaulieu et Paul Byron se sont tenus debout devant leurs adversaires.

Ce qui a donné lieu à une multitude d'escarmouches après le sifflet et à un match interminable.

L'apogée de cette mascarade est survenu tard en deuxième période, alors que Robin Lehner s'est interposé dans la mêlée qui venait d'éclater près de son filet.

Ben Scrivens s'est approché jusqu'à sa propre ligne bleue, mais a choisi de ne pas aller plus loin.

Une sage décision considérant que le grand suédois de 6 pieds 5 pouces et 240 livres peut être dangereux lorsque les fils se touchent.

«J'étais prêt à y aller. Si mes coéquipiers avaient eu besoin de moi, j'y serais allé. Cependant, je préfère ne pas prédire si je me serais bien débrouillé. Il est plutôt costaud et est un peu plus fou que moi», a déclaré Scrivens à son retour au vestiaire.

Une soirée à quatre

Avec Mark Barberio sur la touche à compter du deuxième vingt et Beaulieu, chassé pour 10 minutes à un certain moment de la rencontre, les quatre autres défenseurs ont dû prendre les bouchées doubles. Ce fut le cas d'Andreï Markov, dont le temps de jeu a surpassé le plateau des 30 minutes pour la première fois de la saison.

«On ne veut jamais voir un coéquipier se blesser. D'autant plus que ce n'était pas facile puisque nous disputions un deuxième match en autant de soirs, a rappelé le défenseur russe. Néanmoins, je crois que, dans l'ensemble, on s'est bien tiré d'affaire.»

À un certain moment, il a même vu Alexeï Emelin l'accompagner à la pointe lors d'une supériorité numérique.

Les épaules de Pateryn

Maintenant habitué de jouer au-delà de 20 minutes par rencontre, Greg Pateryn a admis se sentir comme un poisson dans l'eau dans ce genre de rencontre.

«J'adore ça. Ça démontre à tout le monde qu'on a du caractère. Parfois, tout commence avec un coup d'épaule. Tu veux répliquer, car tu souhaites défendre tes coéquipiers». Et là, tout s'enchaîne», a déclaré le défenseur, auteur de son premier but dans la LNH.

D'ailleurs, l'Américain de 25 ans a terminé le match avec quatre mises en échec. Au sein des deux formations, seul Emelin a été plus généreux, avec six.

Les retours de Beaulieu et d'Eller ont signifié un détour sur la passerelle pour Stefan Matteau et un renvoi à St. John's pour Darren Dietz.

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