Jonathan Bernier
Agence QMI

Alex Galchenyuk aux trousses du «Rocket»

Alex Galchenyuk aux trousses du «Rocket»

Alex Galchenyuk.Photo Eric Bolte / USA Today / Reuters

Jonathan Bernier

BROSSARD - La récente éclosion d'Alex Galchenyuk pourrait lui permettre, ce samedi soir face au Wild du Minnesota au Centre Bell, d'égaler une marque d'équipe établie par nul autre que Maurice Richard.

Le 5 mars 1944, le «Rocket», alors âgé de seulement 22 ans, inscrivait au moins deux buts dans un quatrième match consécutif. Plusieurs grands joueurs ont succédé à Richard dans la glorieuse histoire du Canadien de Montréal. Pourtant, selon Elias Sports Bureau, une sommité en matière de statistiques, aucun d'entre eux n'est parvenu à répéter l'exploit.

Soixante-douze ans plus tard, Galchenyuk, également âgé de 22 ans, pourrait porter à quatre sa série de matchs avec un doublé. Une séquence amorcée à Winnipeg... le 5 mars.

Évidemment, avec tout ce qu'a accompli le Rocket, il serait bien mal vu de comparer les deux athlètes. Disons seulement que, comme Galchenyuk, le «Rocket» était un gaucher qui se sentait beaucoup plus à l'aise du côté droit de la patinoire.

Donner le bon enseignement

Mine de rien, cette heureuse séquence de l'Américain s'est amorcée au moment où Michel Therrien a choisi de le ramener au centre après plus d'un mois et demi sur le flanc gauche.
Il n'en fallait pas plus pour que des voix s'élèvent et s'insurgent du fait que Therrien a tardé à faire confiance à son attaquant, à sa position naturelle, au sein du premier trio.

Selon l'entraîneur-chef du Canadien, il y a deux façons de voir les choses.

«Tu peux donner tout cuit dans le bec à un jeune athlète et espérer que ça ira. On en a vu beaucoup pour qui ça n'a pas fonctionné, a indiqué Therrien, vendredi matin. Ou tu t'assures de lui donner un bon enseignement. C'est-à-dire, lui donner des occasions et prendre un certain recul lorsque ça va plus ou moins bien.»

Première expérience difficile

D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que Therrien utilise Galchenyuk en compagnie de Max Pacioretty.

Le pilote de 52 ans avait tenté l'expérience, le temps de quelques rencontres, au début du mois de décembre.

«À ce moment-là, on voulait savoir où il était rendu. Également, on estimait qu'en le changeant d'ailier, ça pourrait l'aider à être plus productif», a expliqué Therrien.

«On a compris qu'il n'était pas prêt pour ce défi. Et ce n'était pas simplement une question de points. Ensemble, ils n'avaient même pas obtenu une occasion de marquer en trois matchs», a-t-il ajouté.

Confiance et maturité

Il faut dire que l'attaquant américain fait preuve de beaucoup plus de confiance depuis quelques rencontres. Son niveau de maturité semble également être passé à un niveau supérieur. Et son entraîneur n'a pas manqué de le remarquer.

«Pour inscrire des buts avec des tirs sur réception, ça prend un certain talent. Cela dit, ce n'est pas nécessairement un gage de succès. Ça fait des années qu'il pratique ce tir. Beaucoup de crédit lui revient pour la maturité qu'il affiche dernièrement.»

Évidemment, il reste encore beaucoup de travail à faire, mais c'est au moins un pas dans la bonne direction.

La séquence de Maurice Richard

Du 26 février au 5 mars 1944, le jeune Maurice Richard, âgé de 22 ans, marquait au moins deux buts dans quatre matchs consécutifs. Un record du Canadien n'ayant jamais été égalé.

26 février 1944 | Boston 2, Canadien 10 | 2 buts
27 février 1944 | Canadien 5, Detroit 1 | 2 buts
4 mars 1944 | Canadien 5, Toronto 2 | 2 buts
5 mars 1944 | Toronto 3, Canadien 8 | 3 buts

La séquence d'Alex Galchenyuk

5 mars 2016 | Canadien 2, Winnipeg 4 | 2 buts
8 mars 2016 | Dallas 3, Canadien 4 | 2 buts
10 mars 2016 | Buffalo 2, Canadien 3 | 2 buts
12 mars 2016 | Minnesota c. Canadien | ???

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