Jonathan Bernier
Agence QMI

Canadien: le «camp d'entraînement» est commencé

Jonathan Bernier

MONTRÉAL - Avec la queue du classement qui se rapproche plus rapidement qu'une participation aux séries éliminatoires et l'infirmerie qui refuse de se vider, le Canadien de Montréal est plus que jamais en mode évaluation.

Pour plusieurs, le camp d'entraînement de la saison 2016-2017 est commencé.

C'est le cas du défenseur Greg Pateryn qui, grâce aux blessures à Jeff Petry, Tom Gilbert et Nathan Beaulieu, peut prouver à l'état-major du Tricolore qu'il mérite un poste régulier à la ligne bleue de l'équipe.

Au cours des six derniers matchs, son temps de jeu a grimpé de façon importante. Trois fois, il s'est approché des 22 minutes de jeu.

«Plus tu joues, plus tu te sens engagé. En plus d'avoir mon tour régulier, je joue davantage en infériorité numérique. J'ai même obtenu du temps sur l'attaque massive», a-t-il fait remarquer.

Contrairement à plusieurs dont l'augmentation du temps d'utilisation a un effet négatif sur la tenue, Pateryn n'a eu aucune difficulté à s'adapter.

«À chaque match, j'ai fait un pas de plus vers l'avant.Tout le monde souhaite obtenir ce genre d'occasion. Je sens que, jusqu'ici, j'ai su démontrer que je suis capable de faire le travail.»

À en juger par la solidité de jeu, il serait surprenant de le voir passer une autre moitié de saison dans les gradins comme ce fut le cas cet hiver.

McCarron sort ses épaules

Michael McCarron en est un autre qui gagne des points. Utilisé au centre depuis son deuxième rappel, le 26 février, le gaillard de 6 pi et 6 po se montre beaucoup plus convaincant.

«Il est beaucoup mieux au centre, a convenu l'entraîneur-chef Michel Therrien. C'est un joueur qui a une excellente présence devant le filet et qui se débrouille bien avec la rondelle lorsqu'il se trouve profondément en territoire adverse. De plus, il n'a pas peur de se porter à la défense de ses coéquipiers s'il en sent le besoin.»

Sur ce dernier point, on a pu voir le géant de 21 ans se défaire de sa gêne un peu à Winnipeg. Son épreuve de force avec Dustin Byfuglien, un autre colosse, n'est pas passée inaperçue.

«Il m'a pincé assez solidement, donc je n'avais pas le choix de lui rendre la politesse. Il n'est pas tombé, mais j'ai quand même donné tout ce que je pouvais», a lancé le choix de premier tour du Canadien en 2013, à propos des quelques mises en échec échangées par les deux hommes.

Matteau oublie le passé

Le jeu physique pourrait également être la planche de salut de Stefan Matteau. Acquis des Devils du New Jersey en retour de Devante Smith-Pelly, l'athlète de 22 ans pourra enfin se défaire de l'étiquette de choix de premier tour qui lui collait à la peau avec l'organisation qui l'avait repêché.

«Aussitôt qu'on m'a informé que je m'en venais ici, j'ai fait une croix sur le passé. Je n'ai plus 17-18 ans, je suis dans la Ligue nationale. C'est à moi de trouver le moyen de rester», a déclaré Matteau, qui disputera mardi soir son premier match au Centre Bell dans l'uniforme du Canadien.

«Je sais quel type de joueur je suis. Je n'ai jamais été un marqueur de 50 buts. J'ai du talent, mais je ne me suis jamais considéré comme un gars de premier trio. Je dois travailler fort et faire preuve de constance», a-t-il ajouté.

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