Jonathan Bernier
Agence QMI

Bergevin loin de parier sur un retour de Price

Jonathan Bernier

SAN JOSE - Pendant que tous les yeux étaient tournés vers la Californie pour voir de quelle façon le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, allait conclure la période des transactions, Carey Price foulait la glace du Complexe sportif de Brossard, vêtu de son équipement de gardien.

Ce n'était pas la première fois que le récipiendaire des trophées Hart et Vézina portait ses grosses jambières, mais après deux jours à s'entraîner dans la plus grande discrétion, le «Hobbit» est finalement sorti de son terrier.

Il faut dire qu'il n'avait pas tellement le choix, le Centre Bell étant occupé toute la semaine par la troupe de Disney on Ice.

N'empêche, les images diffusées sur les ondes de la chaîne TVA Sports pendant près d'une heure, lundi après-midi, ont ravivé l'espoir de revoir le gardien de 28 ans dans le feu de l'action avant la fin de la présente saison.

Bien que son meilleur joueur semble avoir franchi une étape importante de sa rééducation, après plus d'un mois à patiner en survêtement, Bergevin n'a pas voulu trop s'emballer.

«C'est possible et j'aimerais ça (le revoir en uniforme cette année), mais je ne peux pas vous donner de réponse aujourd'hui», a-t-il déclaré.

Pas d'erreur de diagnostic

Au moment où Price est tombé au combat une seconde fois, le 25 novembre, le Canadien avait indiqué que l'homme masqué d'Anahim Lake raterait au moins six semaines d'activité. Or, nous voilà rendus à la 14e semaine. Malgré cette énorme différence, Bergevin assure qu'il n'y a pas eu d'erreur de diagnostic de la part de son équipe médicale.

«La position de gardien est exigeante pour ce genre de blessure. Carey est un gros bonhomme et les mouvements d'un gardien sont différents de ceux d'un joueur. Je suis convaincu que s'il occupait une autre position, il jouerait au hockey en ce moment.»

De plus, il a réitéré que Price n'était jamais passé sous le bistouri.

«Il n'y a pas eu d'opération et il n'y en aura pas», a-t-il martelé.

Rien d'intéressant

Par ailleurs, Bergevin a soutenu que même s'il avait su, dès le départ, que son homme de confiance serait absent pour une aussi longue période, il n'aurait pas agi autrement en tentant, par exemple, de mettre la main plus rapidement sur un gardien d'expérience.

«J'ai eu des conversations avant ça (la transaction impliquant Ben Scrivens, le 28 décembre), mais rien de ce qui était disponible ne nous intéressait. Alors, on est allé avec ce qu'on avait.»

Ceci ne l'a pas empêché de confirmer ce qu'il savait déjà: Price est le coeur et l'âme de cette équipe.

«Cette saison, j'ai appris qu'il était impossible de remplacer ton meilleur joueur.»

Un apprentissage à la dure pour son entraîneur, ses joueurs et lui-même.

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