Jean-François Chaumont
Agence QMI

Une raclée pour le caractère

Jean-François Chaumont

GLENDALE - Michel Therrien n'a jamais songé à retirer le gardien Mike Condon du match de lundi contre les Coyotes de l'Arizona. Devant les journalistes, l'entraîneur-chef a refusé de décrire ce geste comme un message ou une leçon pour Condon et son équipe.

À l'ouverture des portes du vestiaire de l'équipe adverse au Gila River Arena, les 20 joueurs du Tricolore se retrouvaient assis devant leur casier, une scène très rare.

Quelques minutes plus tôt, le directeur général Marc Bergevin faisait les 100 pas dans les corridors de l'aréna. Il a fini sa marche par un détour dans la chambre. Il est possible deviner que le DG avait demandé à ses joueurs de rester dans le vestiaire pour répondre aux questions de la presse.
Condon a résumé cette partie d'une façon des plus logiques.

«C'était une rencontre embarrassante», a lancé le numéro 39.

La recrue de 25 ans n'a pas trouvé ça trop difficile de rester devant le filet des siens durant 60 minutes.

«Parfois, tu dois rester là comme un homme et subir une raclée, a-t-il répliqué. C'était une bonne leçon de caractère. Peu importe le pointage, tu ne peux pas abandonner.»

«Je ne sais pas s'il s'agissait d'un message de la part de l'entraîneur, je devais juste me battre jusqu'à la fin, a-t-il poursuivi. Je n'aurais pas voulu placer Ben (Scrivens) dans cette situation.»

Se regarder dans le miroir

À quelques casiers de Condon, P.K. Subban n'a pas mâché ses mots.

«Tous les gars dans ce vestiaire devraient se regarder dans le miroir et se demander s'ils jouent vraiment leur meilleur hockey, a expliqué le défenseur. S'il y en a qui répondent oui, nous sommes dans le trouble, honnêtement.»

«Il n'y a aucune excuse de ne pas fournir l'effort nécessaire pour gagner, a-t-il enchaîné. Notre équipe a manqué d'énergie. Une organisation professionnelle ne peut prétendre au succès si les joueurs ne sont pas impliqués émotivement. La seule chose qu'on peut contrôler, c'est notre façon de jouer, pas notre destinée et nos chances d'accéder aux séries éliminatoires.»

Tomas Plekanec a également parlé d'un effort misérable.

«Nous n'avions aucune énergie et nous avons abandonné notre gardien, a mentionné le Tchèque. Il n'y avait rien de bon. C'était un match terrible. On ne gagnera jamais en jouant de cette façon.»

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Match Canadien c. Coyotes - 15 février 2016

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