Jean-François Chaumont
Agence QMI

La saison en deux temps de David Desharnais

La saison en deux temps de David Desharnais

David Desharnais.Photo Martin Chevalier / Agence QMI

Jean-François Chaumont

Si Tomas Plekanec a rebondi d'une belle façon depuis le retour du match des étoiles, David Desharnais reste au neutre. Vraiment au neutre.

Les chiffres ne mentent pas dans son cas. Desharnais n'a pas inscrit son nom sur la feuille de pointage à ses sept dernières rencontres. Sur un plus long échéancier, il n'a obtenu que sept points (deux buts, cinq aides) à ses 33 derniers matchs et aucun point lors de cette période en supériorité numérique.

«Oui, je connais les statistiques, a reconnu Desharnais à la veille du départ de l'équipe pour Buffalo. Et, je sais que je dois en faire plus si nous voulons gagner des matchs. Mais, honnêtement, je ne m'attarde pas trop sur les statistiques personnelles. Je ne peux plus rien changer à mes derniers matchs. Je me concentre surtout à aider l'équipe à partir sur une longue série de victoires.»

«Je peux m'inspirer d'un gars comme Plekanec, a-t-il poursuivi. Tous les joueurs ont des moments difficiles durant une saison. Pleky joue très bien dernièrement, il a réussi à se relever.»

Deux réalités

Il y a un contraste assez fort avec Desharnais. En début de saison, le petit centre roulait pratiquement à un rythme d'un point par rencontre. Après 22 matchs, il avait déjà 17 points (sept buts, 10 aides) à son compteur. À cette époque, il se retrouvait au centre du troisième trio avec Tomas Fleischmann et Dale Weise.

Desharnais ne se cachait pas pour dire qu'il profitait de meilleures confrontations en n'ayant pas le premier ou deuxième duo de défenseurs dans ses jambes.

Cette réalité n'existe plus. Avec le retour d'Alex Galchenyuk à l'aile gauche depuis la troisième période du match contre les Blackhawks de Chicago du 14 janvier dernier au Centre Bell, Desharnais a regagné sa place parmi les deux premiers centres de l'équipe.

Après quelques rencontres avec Galchenyuk à sa gauche, Desharnais a renoué depuis le retour de la pause du match des étoiles avec son vieux complice, Max Pacioretty. Mais, la chimie entre les deux joueurs n'est pas là.

«Si je savais pourquoi ça ne fonctionne pas, j'aurais déjà fait les corrections, a affirmé le numéro 51. J'ai déjà traversé des passes difficiles et j'ai toujours trouvé une façon de m'en sortir. Tu as parfois besoin d'un bond favorable. Je dois aussi décocher plus de tirs. J'aimerais aller chercher le gros but ou la grosse passe, mais je pense surtout à obtenir la victoire.»

«Je l'ai fait dans le passé, j'ai déjà joué au sein du gros trio, a-t-il poursuivi. Ça ne devrait pas changer. Des fois, tu dois trouver une étincelle pour te relancer.»

Cette fameuse étincelle, Desharnais a confiance de la recréer d'ici les prochains jours.

«Nous devrons nous relayer un peu tout le monde si nous voulons partir sur une bonne série de victoires, a-t-il souligné. Comme nous le faisions en début de saison. Nous comptions sur des héros différents pratiquement chaque match. Il ne faut pas se décourager. Présentement, c'est le trio de Pleky qui transporte l'attaque. Mais, notre tour devrait venir.»

Un duo naturel

En conférence de presse, Michel Therrien a réitéré sa confiance en Desharnais.

«On le place dans une position où il devrait être capable de créer offensivement. On s'attend à une production. Je sais que David sera le premier à dire qu'il veut produire plus. C'est un joueur qu'on utilise en supériorité numérique et qu'on cherche à aider en donnant des mises en jeu en zone offensive. Ce trio doit nous en donner plus sur le plan offensif.»

Therrien n'a pas jonglé avec la possibilité de replacer Desharnais au sein d'un troisième trio afin de limiter ses minutes.

«On veut continuer avec la même combinaison, a-t-il mentionné. Desharnais a connu du succès pendant des années avec Pacioretty. C'est un duo qui a toujours trouvé un moyen de performer et de produire. C'est pour cette raison que j'ai confiance en eux.»

«C'est un sport d'équipe, tu ne peux pas t'en sortir seul, a renchéri Desharnais. Dans le passé, j'ai eu du succès avec Max. On n'est pas inquiets de ce côté. Si on avait gagné beaucoup de matchs dans les deux derniers mois, on regarderait moins les statistiques personnelles de certains joueurs. Quand l'équipe va moins bien, il y a des corrélations avec les joueurs qui produisent moins.»

Aussi sur Canoe.ca



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos