Jonathan Bernier
Agence QMI

Un match loin d'être facile face aux Oilers

Jonathan Bernier

BROSSARD - Il y a deux mois, une visite des Oilers au Centre Bell aurait pu être considérée comme un match facile. À l'époque, pour plusieurs, la défaite subie par le Tricolore à Edmonton en octobre n'avait été qu'un accident de parcours.

Or, la descente vertigineuse qui ne semble pas vouloir se terminer fait en sorte qu'aucun adversaire du Canadien de Montréal n'est une proie facile.

Sans compter que les Oilers, avec et sans Connor McDavid, sont deux formations totalement différentes.

Les représentants de la capitale albertaine ont remporté leurs deux matchs depuis le retour de l'enfant prodige : des festins de 5-1 contre les Blue Jackets de Columbus et de 7-2 face aux Sénateurs, à Ottawa.

«On joue contre une équipe qui est jeune et extrêmement talentueuse. Le retour de McDavid fait en sorte qu'ils ont monté d'un niveau. C'est un joueur exceptionnel. Il n'en passe pas beaucoup comme lui dans la Ligue nationale. Le défi sera de taille», a convenu l'entraîneur-chef Michel Therrien.

En 15 matchs seulement, le premier choix du dernier encan amateur a accumulé 17 points, dont six buts. Il a récolté cinq points, dont un superbe but, depuis son retour.

«Des joueurs comme Bobby Orr et lui sont impossibles à neutraliser. Tout ce qu'on peut essayer de faire, c'est de limiter son temps et son espace», a déclaré le défenseur P.K. Subban.

Les malheurs de Ben Scrivens

Acquis de ces mêmes Oilers, en retour de Zach Kassian à la fin décembre, Ben Scrivens aura le mandat de stopper cette machine bien huilée.

À son cinquième départ dans l'uniforme du Canadien, le gardien de 29 ans est toujours en quête d'une première victoire. Sa moyenne de buts alloués de 3,85 et son taux d'efficacité de ,873 laissent entrevoir un long après-midi.

«C'est une saison difficile. Même dans les mineures, je ne jouais pas beaucoup. À Bakersfield, ils misaient sur Laurent Brossoit que les Oilers voient comme leur gardien d'avenir. Puisqu'il n'y a qu'un seul but pour deux gardiens», a expliqué l'Albertain.

«C'est difficile, dans ces circonstances, de faire preuve de constance. On dirait que chaque fois que je parviens à faire un pas vers l'avant, je me retrouve sur le banc pour quelques semaines.»

Quand la confiance est à zéro

Tout comme Mike Condon, Scrivens doit garder le filet d'une formation qui s'écrase au moindre obstacle. Ce qui n'est rien pour aider son travail.

«Malheureusement, à part mon (court) séjour avec les Kings de Los Angeles, j'ai passé toute ma carrière derrière des équipes qui avaient perdu leur confiance. C'est un défi pour un gardien. La seule chose à faire est de se concentrer sur son travail, c'est-à-dire arrêter des rondelles. Je ne peux pas patiner et sortir la rondelle du territoire», a-t-il laissé tomber.
Reste maintenant à voir s'il saura, cette fois, relever le défi.

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