Jonathan Bernier
Agence QMI

On s'arrache John Scott

Le week-end des étoiles 2016

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Jonathan Bernier

NASHVILLE - La saga entourant la nomination de John Scott au week-end des étoiles aura duré près d'un mois. Maintenant que la fête est commencée, le bras de fer est terminé.

C'est l'homme fort de 33 ans qui a porté le dernier coup en révélant, jeudi, sur le site «The Player's Tribune» de quelle façon la Ligue nationale (LNH) s'y était prise pour tenter de le dissuader de prendre part à cette rencontre.

Comme ultime argument pour faire valoir son point, la LNH lui avait demandé s'il croyait que ses enfants seraient fiers de voir un joueur comme lui à la partie des étoiles. Une question qui a redoublé la volonté de Scott d'y participer et qui l'a incité à faire cette sortie publique.

Mais de son propre aveu, c'est tout oublié.

«Je me suis assis (jeudi soir) avec (le commissaire) Gary Bettman. Nous avons eu un court entretien. Il a dit qu'il était heureux que je sois ici, de profiter au maximum de cette expérience et d'avoir du plaisir à Nashville», a raconté Scott, l'un des joueurs les plus courus lors de la journée des médias, vendredi.

Un chandail populaire

Ce que Bettman a sans doute compris, c'est que toute cette histoire a donné une publicité inespérée à son organisation dans une période où les éliminatoires de la NFL occupent habituellement toute l'attention des médias américains.

L'histoire de Scott a tellement fait couler d'encre que les chandails à son nom s'écoulent à une vitesse impressionnante à la boutique souvenir du Bridgestone Arena.

Manifestement, les amateurs de hockey ont compris qu'ils assistent à quelque chose qu'ils ne verront plus jamais.

«Si la Ligue ne veut pas que ça se reproduise, elle devra assurément modifier sa façon de faire», a lui-même reconnu Scott.

Entre temps, celui-ci a indiqué qu'il prendra part à l'épreuve du tir le plus puissant.

«C'est celle où je risque le moins de faire un fou de moi», a-t-il admis, sourire en coin.

Aucune mention de la LNH

Échangé des Coyotes de l'Arizona au Canadien de Montréal, puis cédé aux IceCaps de St. John's, Scott n'est techniquement pas un joueur de la LNH.

Bien que Bettman ait voulu enterrer la hache de guerre, les décideurs du circuit s'assurent, depuis le début du week-end, que Scott se souvienne de cette réalité.

«Dans le vestiaire, il y a des logos de la LNH sur tous les équipements, sauf le mien. Comme pour me dire sans cesse: "Hé, tu n'es plus dans la LNH!"», a-t-il raconté.

Si les grands patrons le regardent un peu de haut, ce n'est pas le cas des autres joueurs. Ceux-ci s'assurent qu'il se sente comme l'un des leurs.

«J'étais nerveux de côtoyer ces super-vedettes. Donc, de savoir qu'ils sont derrière moi qu'ils sont excités pour moi me soulage beaucoup.»

D'ailleurs, la plupart d'entre eux ont indiqué qu'ils tenteraient d'échanger leur bâton avec celui de Scott, en souvenir de cette rencontre, à la fin du week-end. Ce qui a fait réaliser au robuste attaquant qu'il aurait dû en prévoir plus que la demi-douzaine qu'il a apportés avec lui.

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