Jean-François Chaumont
Agence QMI

Canadien: le 1er décembre, cette date fatidique...

Jean-François Chaumont

MONTRÉAL - Michel Therrien ne doit pas souvent fredonner la chanson Les derniers seront les premiers, de Céline Dion. Pour son équipe, c'est exactement le phénomène contraire qui se produit.

Il y a deux visages à cette saison 2015-2016. Celui avant le 1er décembre et celui depuis cette date.

Au 1er décembre, le Tricolore trônait au sommet de la Ligue nationale de hockey avec une fiche remarquable de 18-4-3. L'équipe marquait des buts à la tonne, Dale Weise se destinait vers une saison de plus de 30 buts, Tomas Fleischmann et Torrey Mitchell surpassaient les attentes, Mike Condon avait parfois des airs de Carey Price, le jeu en supériorité numérique faisait des flammèches, Marc Bergevin passait pour un génie et le nom de Therrien circulait comme un candidat pour le Jack-Adams.

Cette époque n'existe plus. Terminée. Révolue. Depuis le 1er décembre, le Canadien a frappé le mur de plein fouet. Des 30 équipes de la LNH, les «Glorieux» se retrouvent au 30e rang avec un dossier de 5-15-1. On parle d'une très mince récolte de 11 points, soit six de moins que les Rangers de New York en 29e position et sept de moins que des formations qu'on décrivait comme risibles en début de saison, les Blue Jackets de Columbus, les Sabres de Buffalo et les Maple Leafs de Toronto.

Coupables...

Avec une équipe en chute libre, les partisans réclament maintenant des têtes. Sur les réseaux sociaux, Michel Therrien se fait congédier par des partisans pratiquement toutes les cinq secondes. Et Bergevin reçoit également sa part de critiques.

Le 28 décembre à Tampa, quelques heures avant une rare victoire de 4-3 contre le Lightning de Tampa Bay en tirs de barrage, Bergevin avait réitéré sa confiance et sa foi envers son groupe d'entraîneurs et le noyau fort de l'équipe. Le DG avait utilisé des paroles rassurantes pour Therrien en disant qu'il était toujours son homme de confiance. Il avait aussi rappelé la complexité de conclure une grosse transaction, un exploit que les Blue Jackets et les Predators de Nashville ont pourtant réalisé dans l'échange Ryan Johansen pour Seth Jones.

Avec Price à l'infirmerie depuis le 25 novembre et pour encore quelques semaines, Bergevin n'a pratiquement rien fait pour sortir de la misère son entraîneur. Oui, il a acquis le gardien Ben Scrivens et le défenseur Victor Bartley. Il a aussi rappelé des IceCaps de St. John's le défenseur Mark Barberio et plusieurs attaquants ont visité Montréal avec les Daniel Carr, Sven Andrighetto, Charles Hudon, Michael McCarron et Jacob De La Rose. De ce groupe, il n'y a aucun sauveur. Loin de là.

Dans un tel contexte, Bergevin serait très mal placé pour indiquer la porte de sortie à Therrien, à qui il a consenti une prolongation de contrat de quatre ans après les séries de 2014 (valide jusqu'en 2018-2019).

Pas juste Price

Il n'y a pas qu'une seule façon d'analyser les déboires du CH depuis le début de décembre. Oui, la perte de Price a fait très mal à l'équipe. Oui, l'absence de Brendan Gallagher pour plusieurs semaines a également créé un trou sur le flanc droit.

Mais il n'y a pas juste les facteurs Price et Gallagher. Les chiffres ne mentent pas.

► Il n'y aura qu'une seule façon de calmer cette tempête, et pour ce faire, le CH devra vaincre ses rivaux de division cette semaine, les Bruins et les Maple Leafs.

Supériorité numérique
Avant le 1er décembre: 21 en 88 (23,9 %)
Depuis le 1er décembre: 7 en 66 (10,6 %)

Buts marqués
Avant le 1er décembre: 88 (3,52 buts/match)
Depuis le 1er décembre: 56 (2,24 buts/match)

Infériorité numérique
Avant le 1er décembre: 75 en 87 (86,2 %)
Depuis le 1er décembre: 51 en 62 (82,3 %)

Buts accordés
Avant le 1er décembre: 40 (1,90 but/match)
Depuis le 1er décembre: 62 (2,95 buts/match)

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