Jonathan Bernier
Agence QMI

Un message à saisir

Canadien - Un message à saisir

Louis LeblancPhoto Martin Chevalier / Agence QMI


Jonathan Bernier

BROSSARD - La direction du Canadien de Montréal en a pris plusieurs par surprise en renvoyant Louis Leblanc à Hamilton dès la première salve de coupes. Une décision qui a soulevé plusieurs interrogations, enflammant au passage les médias sociaux.

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«Louis, on le connaît déjà. Il y a d'autres joueurs que nous souhaitons voir davantage», a expliqué Michel Therrien, citant au passage les noms de Sebastian Collberg, Christian Thomas et Michael McCarron.

«Pour Collberg, c'est la LNH ou la Suède. En plus, il n'était même pas au camp des recrues. Quant à Thomas, il a connu une bonne saison dans la Ligue américaine, l'an dernier. Il connaît un bon camp. Même chose pour McCarron», a poursuivi l'entraîneur du Canadien.

Retrancher un joueur pour se donner davantage de temps pour en évaluer d'autres. Voilà sans doute la portion de l'explication qu'a fournie Leblanc à sa compagne, Aleksandra Wozniak, motivant celle-ci à lancer une flèche à la «super nouvelle organisation» du Canadien via Twitter.

Un premier indice

Mais il y a une autre portion à l'explication. Portion importante qu'elle n'a peut-être pas retenue ou que Leblanc a peut-être omis de lui divulguer.

Marc Bergevin et Michel Therrien ne baseront pas leur décision à la lumière d'un seul bon camp d'entraînement.
D'ailleurs, le directeur général du Tricolore lui avait envoyé un premier indice en ce sens en ne l'invitant pas au mini-camp d'entraînement qui avait précédé la dernière saison.

Une autre décision qui avait fait couler beaucoup d'encre étant donné que le choix de premier tour de 2009 avait disputé 42 rencontres avec le grand club au cours de l'hiver 2011-2012.

«Pourquoi ne l'avait-on pas invité? Parce qu'il ne faisait pas partie des meilleurs. Peu importe que tu sois un choix de première ronde ou un joueur invité, c'est sur la glace que ça se passe. Francis Bouillon n'a jamais été un choix de septième tour et il a connu une excellente carrière», a comparé Therrien.

Une question d'attitude

Pour avoir dirigé pendant quelques saisons dans la Ligue américaine, à Fredericton, Québec et Wilkes-Barre, Therrien comprend la déception que vit un jeune espoir. Une étape normale dans l'acceptation de son sort, mais qui ne doit pas s'éterniser.

«C'est à eux de connaître une bonne saison. C'est certain qu'en cours de route, des opportunités de rappel se présenteront. C'est au jeune de se mettre en position d'obtenir une chance [d'être rappelé] lorsque le grand club aura besoin de renfort.»

Voilà où Leblanc a erré l'hiver dernier. L'athlète de 22 ans a lui-même reconnu, au début du présent camp, avoir connu un hiver difficile sur le plan psychologique.
«Au bout du compte, c'est une question d'attitude, a d'ailleurs fait remarquer Therrien. Si tu as la bonne attitude, tu seras capable de faire ton chemin.»

Alors que plusieurs voient dans cette décision le début de la fin de l'association entre Leblanc et le Canadien, Therrien entrevoit, de son côté, une lueur d'espoir.

«On pense qu'il a appris de la dernière saison. Il s'est présenté avec une meilleure attitude et une meilleure forme physique que l'an passé. Il a probablement réalisé certaines choses et on veut qu'il continue ainsi. C'était le plan avec lui [de l'envoyer à Hamilton]. On veut qu'il connaisse une bonne saison là-bas et qu'il devienne un bon joueur.»

Le message est clair. Leblanc doit dominer à Hamilton.



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