Cole s'en va, Ryder revient


Jonathan Bernier

Dernière mise à jour: 26-02-2013 | 21h34

TORONTO - Erik Cole n'accrochera finalement pas ses patins à titre de membre du Canadien de Montréal. Marc Bergevin a provoqué un petit raz de marée en début de soirée mardi en échangeant son vétéran ailier aux Stars de Dallas pour mettre la main sur un autre attaquant, Michael Ryder.

Bergevin a également obtenu un choix de troisième tour en 2013 dans cette transaction avec Joe Nieuwendyk, son homologue des Stars.

«Je me doutais que quelque chose se tramait, a déclaré Cole au cours d'une conférence téléphonique. Mais, grâce à ma clause de non-échange, je savais que j'avais, au moins, un certain contrôle sur ma situation.»

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«Erik connaît bien Ray Whitney à Dallas et cette clause n'a jamais représenté un problème», a reconnu Nieuwendyk au cours de la même conférence. Le directeur général des Stars a également dit qu'il travaillait sur cet échange depuis une dizaine de jours.

Début de saison décevant

Sous la gouverne de Michel Therrien, Cole n'était pas l'ombre de lui-même depuis le début de la saison avec seulement six points (trois buts, trois aides) en 19 rencontres.

Il n'avait plus la même force d'accélération et ne semblait pas afficher la même détermination qu'au cours de la dernière campagne. Une campagne au cours de laquelle il avait récolté 61 points, dont 35 buts.

«Je ne peux pas faire de comparaison avec la saison dernière puisque je n'y étais pas, a indiqué Bergevin. Tout ce que je sais, c'est qu'il n'a pas connu le début de saison qu'il aurait souhaité.»
Strictement sur le plan des statistiques, le Canadien et les Stars ont transigé deux ailiers de calibre semblable. Avec ses 35 buts et 62 points à sa deuxième saison l'an dernier à Dallas, Ryder a marqué le même nombre de buts que Cole et il a obtenu un petit point de plus.

En terrain connu

À l'inverse de Cole, Ryder connaissait un bon départ cette année avec 14 points (six buts, huit aides) en 19 matchs.

Ryder, un choix lointain de huitième tour en 1998 par le Tricolore, effectuera un retour aux sources. Il a fait ses premiers pas dans la Ligue nationale (LNH) en 2003-2004 avec le CH. Après quatre saisons complètes à Montréal, il avait pris la route de Boston le 1er juillet 2008 en paraphant un contrat de trois ans sur le marché des joueurs autonomes.

«C'est un gars qui produit en supériorité numérique, a souligné Bergevin, à propos de sa nouvelle acquisition. Il connaît la pression montréalaise et a déjà gagné la coupe Stanley avec les Bruins.»

L'impact des salaires

Si les chiffres se ressemblent pour les deux joueurs, il y a une grande différence sur l'aspect monétaire.

Ryder, qui gagne un salaire de 3,5 millions $, devra renégocier son contrat à la fin de l'année. L'attaquant né à Bonavista, à Terre-Neuve, sera admissible au statut de joueur autonome sans compensation. Dans le cas de Cole, il débarquera au Texas avec une facture plus onéreuse.

Après cette année, les Stars payeront Cole pour encore deux saisons à un salaire annuel de 4 millions $. Il en coûtera toutefois 4,5 millions $ sur le plafond salarial.

«C'est une transaction en lien uniquement avec le hockey. Elle aidera notre équipe immédiatement», a soutenu le directeur général du Canadien.

Néanmoins, pour la saison 2014-2015, ce qui coïncidait avec la dernière année du pacte de quatre ans de Cole, le CH et Bergevin devront offrir de nouveaux contrats à P.K. Subban, Raphael Diaz, Alexei Emelin et Lars Eller.

«Avec les jeunes qui auront de gros contrats à négocier, je me doutais que si ce n'était pas cette année, ça [une transaction] arriverait sous peu», a maintenu Cole.

Surprise dans le vestiaire

Rencontrés dans le lobby de l'hôtel où les joueurs du Canadien logent à Toronto, Travis Moen et Carey Price se sont dits surpris par la transaction.

«C'est toujours triste de voir un coéquipier et un ami quitter. Erik est un joueur exceptionnel. On a vu ce qu'il a fait pour cette équipe l'an dernier. J'espère que le style des Stars lui sourira», a déclaré Moen.

«Je ne l'ai jamais vu venir, a lancé Price à propos du départ de Cole. Je lui ai parlé brièvement. C'est difficile. Il s'entendait bien avec tous les joueurs de l'équipe. Il va nous manquer, mais on n'a pas le choix d'aller de l'avant.»

La surprise fut d'autant plus grande que ce mouvement de personnel survient alors que l'équipe trône au sommet de l'Association de l'Est.

«Le hockey, c'est également une question d'affaires. Ça ne concerne pas seulement le hockey, il y a également un plafond salarial à respecter et le futur à prévoir», a conclu le gardien du Canadien.

-Avec la collaboration de Jean-François Chaumont


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