Kaberle en mode attente

Canadien

Thomas Kaberle Photo: AFP


Jean-François Chaumont

En théorie, Tomas Kaberle devait atteindre le cap magique des 1000 matchs dans la Ligue nationale de hockey (LNH) dans l'uniforme du Canadien de Montréal. Michel Therrien contrôlera le sort du vétéran défenseur.



Pour une très rare fois depuis ses débuts dans la grande ligue en 1998 avec les Maple Leafs de Toronto, Kaberle se retrouve maintenant dans le rôle d'un simple réserviste. Il sautera son tour pour une sixième fois d'affilée jeudi soir pour la visite du Tricolore contre les Panthers de la Floride au BB&T Center de Sunrise.

«J'ai déjà été rayé de la formation à quelques reprises au cours de ma longue carrière, mais je ne me souviens pas de la date exacte, a rappelé Kaberle à sa sortie d'un entraînement, mercredi, à Sunrise. Je crois toutefois que c'est la première fois de ma carrière que je me retrouve dans les gradins pour quatre matchs d'affilée [NDLR : il a regardé les cinq dernières rencontres de la passerelle de presse].»

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À 34 ans, Kaberle ressemble de plus en plus à un défenseur au bout du rouleau. Il n'est plus l'ombre du joueur qu'il a déjà été à ses belles saisons avec les Leafs. En toute logique, il n'adhérera pas à cette théorie.

«Je voudrais jouer, je me sens prêt et je suis en bonne condition physique, a-t-il expliqué. Je ne peux tout simplement pas baisser les épaules, ça serait la dernière chose à faire. Je souhaite retrouver ma place au sein de la formation.»

À court terme, Kaberle n'ira donc pas cogner à la porte du bureau de Marc Bergevin pour réclamer une transaction.

Des conversations avec Daigneault

Le séjour de Kaberle dans les gradins s'est amorcé à partir du deuxième match de P.K. Subban, le 3 février contre les Sénateurs à Ottawa. Après une première rencontre avec sept défenseurs pour protéger Subban, Therrien a rapidement renoué avec une stratégie à six défenseurs.
Depuis ce temps, Kaberle a eu plusieurs discussions avec Jean-Jacques Daigneault, l'entraîneur responsable des défenseurs.

«J'ai eu de bonnes conversations avec J-J et il me répète toujours de bien de préparer et de travailler fort, a souligné Kaberle. C'est ça que je fais, mais ce n'est pas toujours facile.»

Pas de place

Devant le petit groupe de journalistes, Therrien a aussi parlé de la situation de Kaberle.

«On est satisfait de nos six défenseurs et on se concentre sur eux, a simplement répondu l'entraîneur-chef. Un gars comme Kaberle profite de cette situation pour se maintenir en très bonne condition physique. Il est dans sa meilleure condition pour ce qui est du poids, du taux de gras ou du VO2 max depuis environ quatre ans.»

«Si on n'a besoin de faire appel à ses services, je ne serai pas inquiet. Pour le moment, ma brigade défensive est en santé et il doit attendre son tour.»

4,25 millions $ pour un septième défenseur

À un salaire de 4,25 millions $, Kaberle n'a rien d'un bon investissement pour le CH. Marc Bergevin n'a cependant pas à justifier cette dépense puisqu'il a hérité de son lourd contrat à son arrivée à la tête de l'équipe.

Dans un geste frôlant la panique, Pierre Gauthier avait transigé l'an dernier avec les Hurricanes de la Caroline en décembre 2011 dans l'espoir de trouver un défenseur pour mener l'avantage numérique durant l'absence d'Andrei Markov.

Le prix à payer n'avait rien de déraisonnable avec Jaroslav Spacek qui avait pris le chemin inverse. Mais, Kaberle arrivait à Montréal avec un cadeau empoisonné, un lourd contrat de trois ans à un salaire annuel de 4,25 millions $. Il terminera son entente à la fin de la saison 2013-2014.

Bergevin pourrait toutefois choisir de racheter son contrat à la fin de l'année, comme il l'a fait pour Scott Gomez.


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