Armstrong a la confiance de Therrien

Canadien

Colby Armstrong Photo Chantal Poirier / Agence QMI / Archives


Jonathan Bernier

Michel Therrien veut faire du Canadien une équipe difficile à battre à domicile. Pour réaliser cet objectif, il compte grandement sur les trois joueurs acquis au cours de la saison morte.

«Mon style et le système de jeu que préconise Michel se sont toujours bien mariés, a déclaré Colby Armstrong, l'un des individus en qui l'entraîneur du Canadien place toute sa confiance. Il sait ce qu'il peut attendre de moi.»

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Armstrong, qui vient tout juste de débarquer à Montréal, n'avait que 20 ans lorsqu'il a croisé la route de Therrien, pour la première fois, avec les Penguins de Wilkes-Barre.

Pendant près de six saisons, deux et demie dans la Ligue américaine et l'équivalent de deux autres dans la Ligue nationale (LNH), les deux hommes allaient se rendre de fiers services.

«Avoir Michel comme entraîneur au début de la vingtaine a été très positif pour ma carrière. En me poussant à fond, il m'a appris ce dont un joueur avait besoin pour faire preuve de constance et ainsi demeurer dans la LNH.»

En retour, Armstrong lui a offert une année de 40 points en 47 matchs à son arrivée dans le circuit Bettman.

La situation s'est gâtée un peu par la suite, Armstrong n'étant pas épargné par les malaises.

D'ailleurs, le nom de l'attaquant de 30 ans s'est retrouvé sur la liste des blessés plus souvent qu'à son tour ces dernières années, ce qui a motivé les Maple Leafs à racheter son contrat au terme de 2011-2012.

Derrière le banc

C'est justement cette propension à subir des blessures qui a incité l'ancien choix de premier tour des Penguins (en 2001) à ne pas jouer avec le feu durant le lock-out.

Alors que plusieurs hockeyeurs gardaient la forme en évoluant dans différents circuits européens, Armstrong a préféré fourbir ses premières armes dans le métier d'entraîneur.

«Je ne voulais courir aucun risque. Je souhaitais être au sommet de ma condition lorsque la saison se mettrait en branle», a-t-il indiqué.

C'est donc dans la peau d'instructeur adjoint des Grizzlies de l'Utah, une équipe de la ECHL, qu'il a passé la majeure partie des quatre derniers mois.

«J'ai patiné en prenant part à des séances soutenues tous les jours, j'ai eu la chance de côtoyer mon frère [Riley] sur une base régulière et les entraîneurs ont accepté que je leur donne un coup de main. Ce fut vraiment une belle expérience.»

Il se trouvait justement derrière le banc de cette équipe lorsqu'il a eu vent que le conflit tirait à sa fin.

«On était sur le point d'amorcer la troisième période à Las Vegas lorsque l'un des officiels s'est amené pour me dire que le lock-out était terminé. Ce n'était pas encore le cas à ce moment, mais comme je n'avais pas apporté mon téléphone derrière le banc, j'ai paniqué jusqu'à la fin du match.»

Retour à la maison

Par ailleurs, après quatre mois de séances d'entraînement dans différents arénas de la Rive-Sud de Montréal, majoritairement à Candiac, les membres du Tricolore retrouveront enfin le vestiaire du Complexe sportif de Brossard.

Mis à part Andreï Markov, qui devrait rentrer à Montréal jeudi, il appert que les joueurs ayant évolué en Europe durant le conflit participeront à ce premier exercice.

Quant au personnel d'entraîneurs, il devra patienter encore quelques jours avant de pouvoir donner ses directives.


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