Geoff Molson s'excuse


Jonathan Bernier

Dernière mise à jour: 07-01-2013 | 20h09

«Nous remercions les partisans, nos partenaires d'affaires et les employés pour leur patience et leur soutien durant ces moments difficiles.»

Derrière un large sourire qui trahissait sa joie, Geoff Molson s'est montré repentant au moment de s'adresser aux médias lundi. Bien que les partisans reviendront au Centre Bell en courant lorsque la date du match inaugural du Canadien sera connue, le propriétaire de l'équipe a eu la délicatesse de leur adresser ses premiers mots.

«Oui, on s'excuse, a-t-il reconnu. Nos partisans ne méritaient pas quatre mois sans hockey. Tout le monde a perdu. Que ce soit nos employés, qui ont vu leur semaine de travail coupée à quatre jours, ou les tenanciers de bars et les propriétaires de restaurant, qui ont vu leurs établissements être désertés.»

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Question de se faire pardonner, le propriétaire du Canadien souhaite mettre de l'avant un événement ou une promotion qui visera à remercier la fidélité des partisans du CH.

Rappelons que seulement huit abonnements de saison sur 15 000 ont été résiliés durant le conflit.

«Le plan n'est pas encore défini, mais nous avons l'intention de faire quelque chose qui sera apprécié de nos partisans.»

Impliqué dans l'ombre

Au cours des 113 jours qu'a duré ce conflit, nombreux sont ceux qui auraient aimé voir le propriétaire du Tricolore prendre plus de place dans les négociations.

Selon eux, un peu plus de Molson et un peu moins de Jacobs, Leipold et Leonsis, les leaders de la ligne dure, aurait pu écourter le conflit.

«Ne vous inquiétez pas, je faisais partie du processus dès le début. Tous les jours, la LNH recevait un appel de Montréal pour nous permettre d'être au courant des derniers développements», a assuré Molson.

Puisque le Centre Bell est toujours plein à craquer, et ce, dès le premier match de la saison, le Canadien est l'une des équipes qui ont perdu le plus dans ce conflit.

Malgré tout, le propriétaire du Bleu-Blanc-Rouge a soutenu qu'il était emballé du travail de son commissaire.

«Je suis satisfait, car maintenant nous pouvons jouer au hockey», a-t-il lancé à la blague.

«Gary Bettman représente 30 équipes. Ce n'est pas facile de réussir à satisfaire à la fois les petits que les grands marchés. Les priorités de chacun sont différentes. Je crois que le commissaire a réussi à satisfaire toutes ses équipes», a-t-il ajouté.

À poings fermés

Molson dormait sur ses deux oreilles lorsque les deux parties en sont venues à une entente au petit matin, dimanche.

«Je n'ai eu aucun problème à trouver le sommeil. J'avais le pressentiment que c'était sur le point de se régler», a-t-il raconté.

Tellement qu'il avait pris soin de déposer son BlackBerry, en mode vibration, sur sa table de chevet.

«J'ai reçu un courriel de Bill Daly à 4h45 m'annonçant la bonne nouvelle. J'ai ressenti un énorme soulagement. C'est à partir de cet instant que je n'ai plus été capable de fermer l'oeil.»

Molson a retrouvé le sommeil depuis. Et il pourra dormir à poings fermés pour la prochaine décennie.

«Ce qui me rassure, c'est que, au cours des 10 prochaines années, nous pourrons bâtir une équipe sans nous soucier des enjeux concernant les relations de travail.»

Après avoir subi trois conflits de travail au cours des 18 dernières saisons, les partisans sont sans doute, eux aussi, grandement rassurés.


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