Maintenant qu'il a obtenu une offre qualificative des Canadiens de Montréal, Frédéric St-Denis entend rester dans la métropole.
Le défenseur originaire de Greenfield Park compte les jours avant le camp d'entraînement, où il espère brouiller les cartes. Surtout qu'il s'est avéré une belle surprise durant la dernière campagne.
«Je n'ai qu'une seule idée en tête: jouer avec les Canadiens de Montréal la saison prochaine, a-t-il lancé, lorsque joint par la chaîne TVA Sports, lundi, quelques minutes après avoir reçu l'offre du Tricolore.
«Je pense à ça depuis que la saison est terminée et je ne pense pas que cela changera au cours de l'été.»
Pour St-Denis, l'été est particulièrement long. Contrairement aux deux dernières années, ni les Canadiens ni les Bulldogs de Hamilton n'ont participé aux séries éliminatoires.
Par conséquent, il rongeait son frein depuis le mois d'avril, ignorant si la direction allait le garder ou non dans l'organisation.
«Ce sont deux mois d'attente durant lesquels tu ne sais jamais ce qui va arriver. Tu peux te faire échanger, a-t-il expliqué.
«C'est sûr que j'ai regardé le repêchage attentivement pour savoir s'il y avait des transactions. Quand tu es dans l'incertitude, tu ne sais pas ce qui va survenir.»
Faire ses classes à Hamilton
En 17 rencontres avec les Canadiens en 2011-2012, le joueur de 26 ans a obtenu un but et deux mentions d'aide. Ses coéquipiers et l'entraîneur de l'époque, Randy Cunneyworth, ont souvent fait l'éloge de son travail, notamment parce qu'il démontrait de belles choses dans les deux sens de la patinoire.
St-Denis a marqué son premier but dans la LNH le 8 décembre contre les Canucks de Vancouver, devant sa famille et ses proches au Centre Bell.
Pourtant, il a été cédé aux Bulldogs le lendemain, sans explications réelles de la direction.
«Ce n'était pas évident, a-t-il raconté. Moralement, ce n'est pas facile d'être rétrogradé, de retrouver la synchronisation de la Ligue américaine, pour ensuite s'habituer au niveau de jeu de la Ligue nationale [à nouveau]. Le jeu est totalement différent d'une ligue à l'autre.»
Même s'il ne parvient pas à se tailler un poste régulier avec Montréal, St-Denis pourra compter sur les précieux conseils de Patrice Brisebois, qui s'occupera désormais de développer les jeunes défenseurs. Le hockeyeur est enthousiaste à l'idée de travailler avec l'ex-joueur des Canadiens. Et le fait qu'il soit francophone y est pour beaucoup.
«Je vais pouvoir lui parler et lui poser plein de questions, a-t-il déclaré. Je vais pouvoir échanger avec lui. Il a une bonne tête de hockey. Je lui ai parlé une fois ou deux et il ne me parlait que de hockey!»
L'ère Bergevin : «un grand changement»
Par ailleurs, si la communication a été l'une des grandes faiblesses pendant le règne de Pierre Gauthier, l'arrivée du directeur général Marc Bergevin promet tout le contraire, selon l'ancien des Voltigeurs de Drummondville.
«C'est un grand changement, de dire St-Denis, qui n'a jamais été repêché par une équipe de la LNH. Ce sera agréable de communiquer avec [la direction et les entraîneurs]. Je crois que la communication sera plus présente. Ce sera plus plaisant.»
St-Denis a aussi hâte de faire connaissance avec l'entraîneur-chef Michel Therrien dont il dit avoir entendu de belles choses.
«Ce sera positif pour les Canadiens. J'en suis sûr.»