Pour l'entraineur-chef des Bulldogs de Hamilton Clément Jodoin, Blake Geoffrion ne pouvait arriver à un meilleur moment. Et il ne pourrait être plus satisfait de sa contribution jusqu'ici.
«Blake nous aide, c'est sûr!», a lancé Jodoin, lors d'un entretien téléphonique depuis Grand Rapids, où son équipe affrontait les Griffins en soirée.
Acquis par le Tricolore dans la transaction ayant envoyé le défenseur Hal Gill aux Predators de Nashville, vendredi dernier, le petit-fils de Bernard «Boum Boum» Geoffrion et arrière-petit-fils d'Howie Morenz (le premier joueur du Tricolore à se doter d'un statut de super vedette dans la LNH) a connu un départ canon avec les Bulldogs.
À ses trois premiers matchs avec l'équipe, celui qui endosse le numéro 51 a récolté pas moins de sept points (deux buts et cinq mentions d'aide) sous le regard attentif de son instructeur. Force est d'admettre que le nouveau venu apporte un vent de fraicheur et d'espoir à une équipe qui peut maintenant espérer se qualifier pour les séries éliminatoires après une première moitié de saison marquée par les blessures et des périodes de misère.
«Il a connu (trois) bons matchs. Il a bien fait dans les deux sens de la patinoire, tant à l'attaque que sur le plan défensif, a reconnu l'entraîneur des Bulldogs, qui avaient remporté leurs quatre dernières parties avant de subir la défaite mercredi soir. Mais on ne doit pas l'évaluer après deux ou trois matchs.»
Se présenter à tous les soirs
De son propre aveu, Geoffrion avait besoin d'un deuxième souffle pour relancer sa carrière, qui ne semblait aller nulle part avec les Predators.
Lorsque le joueur de 24 ans a posé les pieds à Hamilton, Jodoin a eu une bonne discussion avec lui et lui a dit ce qu'il attendait de lui. Il lui a expliqué ce qu'il devait faire pour connaître du succès. Jusqu'ici, il a répondu.
«Je lui ai dit qu'il doit rester lui-même et qu'il ne doit pas essayer d'imiter personne. Il doit travailler fort, car il n'est pas «Boum-Boum», ni Morenz. Il doit se présenter à tous les soirs, tant sur la route qu'à domicile pour acquérir une certaine confiance.»
Justement, sans comparer Blake aux autres Geoffrion, quel style de jeu préconise-t-il et quelles habiletés lui reconnaît-il?
«Il a de bonnes qualités offensives en plus d'être un bon fabricant de jeu. On va voir ce qu'il est capable de faire (au cours des prochaines semaines), a laissé savoir l'entraîneur. Il doit être constant à Hamilton. Il pourrait ensuite être rappelé par les Canadiens.»
À Montréal vendredi
D'ailleurs, les partisans des Canadiens pourront voir Geoffrion à l'œuvre pour la première fois, vendredi, alors que les Bulldogs seront au Centre Bell pour y affronter les IceCaps de St. John's, la meilleure équipe de la Ligue américaine avec 72 points (33-13-5). Il s'agira d'un bon test pour la troupe de Clément Jodoin, qui se trouve au 12e rang de l'association Ouest avec 53 points (24-23-1).
Outre Geoffrion, Jodoin insiste que l'équipe compte plusieurs jeunes qui frappent aux portes de la LNH, notamment le Finlandais Joonas Nattinen. La recrue de 21 ans a été la première étoile de la dernière semaine dans la LAH.
«Il a pris un certain temps à débloquer, mais il est sur la bonne voie. C'est un gros bonhomme (6 pieds 2 pouces) et on doit être patient avec ce type de joueur. Dans son cas, il a fait un virage de 360 degrés!»
L'ex-pilote de l'Océanic de Rimouski prévient aussi qu'il ne faut pas jeter la serviette dans le cas des attaquants Aaron Palushaj et Andreas Engqvist, qui ont tous deux fait la navette entre Montréal et Hamilton plus souvent qu'à leur tour, cette saison.
«Engqvist est un bon joueur, malgré ce qu'il a démontré avec Montréal. Il est déjà un joueur complet avec nous.»