Jonathan Bernier
Journal de Montréal

«Un rêve qui se réalise» - Louis Leblanc

Canadiens - «Un rêve qui se réalise» - Louis Leblanc

Louis Leblanc© Archives


Jonathan Bernier

Dernière mise à jour: 30-11-2011 | 09h12

ANAHEIM | Suspension à Max Pacioretty, calendrier de trois matchs en quatre soirs et situation incertaine chez les défenseurs obligent, au cours de ce voyage Jacques Martin pourrait faire appel aux services de Louis Leblanc.

Averti de son rappel lundi soir, le premier choix du Tricolore au repêchage de 2009 a pris le premier avion en direction de la Californie, hier matin.

Fraîchement débarqué, il n'avait même pas pris le temps de dîner ni même de reprendre quelques heures de sommeil lorsque les journalistes sont allés à sa rencontre dans le lobby de l'hôtel où séjourne le Canadien.

«Nous allons pouvoir compter sur un attaquant de surplus, a déclaré Martin au sujet de ce rappel. Il fonctionnait bien à Hamilton, même s'il a raté la majeure partie du camp d'entraînement. C'est un joueur intelligent, qui peut se débrouiller dans les deux sens de la patinoire. On va décider de sa situation demain (aujourd'hui).»

Même si l'entraîneur du Tricolore n'a pas voulu confirmer s'il allait recourir à ses services en sol californien, le jeune homme de 20 ans était fébrile à l'idée de vivre, ne serait-ce que quelques jours, au rythme de la LNH.

Q: Tu attendais ce moment probablement depuis très longtemps?

R: Depuis que je suis tout jeune. Dans l'avion, j'ai pensé à toutes mes années dans le hockey. Dix-sept ans après mes premiers coups de patin, je vais peut-être disputer mon premier match avec le Canadien. C'est tellement spécial.

Q: Croyais-tu que l'appel viendrait aussi rapidement au début de carrière professionnelle?

R: Pas vraiment. Je connais un bon début de saison avec les Bulldogs. Tu attends toujours l'appel, mais en même temps, tu dois essayer de ne pas trop y penser. C'est un honneur d'être ici.

Q: Te sens-tu prêt?

R: J'essaie de me dire que ce sera un match de 60 minutes comme tous les autres, mais c'est un vrai match de la Ligue nationale. C'est un rêve qui se réalise.

Q: Comment ça se passait jusqu'ici à Hamilton?

R: Ça va très bien. J'apprends à tous les jours auprès de Clément Jodoin. C'est un entraîneur très ouvert avec ses joueurs. Chaque jour, j'apprends quelque chose de nouveau. J'amorce un nouveau chapitre de ma carrière et je vais profiter de mon passage ici, pour apprendre le plus possible.

Q: Comment va ton épaule?

R: C'est maintenant chose du passé. Je n'y pense même plus. Je regarde vers l'avant.

Q: Visiblement le fait de n'avoir connu qu'un bref camp d'entraînement n'a pas nui à ton début de saison?

R: Tout s'est bien déroulé dès le premier match. Je me sentais prêt autant mentalement que physiquement. Jusqu'à maintenant, je suis très satisfait.

Q: Quelle est la plus grande différence entre la vie de professionnel et celle d'un joueur junior?

R: Les gars sont plus vieux, plus matures et possèdent une plus vaste expérience. Le préposé à l'équipement n'a plus besoin de passer derrière nous et nous dire de nous ramasser. Tout le monde est là pour travailler et pousse dans la même direction.

Q: As-tu contacté l'un de tes nouveaux coéquipiers? Quelqu'un qui te servira de grand frère?

R: Mathieu Darche et moi, on s'est échangé des messages textes. Il était content. Il m'avait également envoyé un texte pour me féliciter après mon premier match avec les Bulldogs.

Leblanc peut déjà compter sur un grand frère

Mathieu Darche était bien heureux lorsqu'il a appris que la direction du Canadien avait procédé au rappel de Louis Leblanc.

«Une douzaine de matchs avant d'être rappelé, c'est assez vite. Moi, ça m'en a pris environ 600», a lancé le vétéran dans un éclat de rire.

Non seulement Darche pourra-t-il compter sur un autre Québécois dans ce vestiaire (un troisième), mais il pourrait également compter sur un nouveau compagnon de trio.

«On s'est entraîné ensemble tout l'été. Il a travaillé extrêmement fort pour guérir son épaule».

Pour faciliter l'adaptation de son jeune coéquipier, l'attaquant de 35 ans s'assurera de le prendre sous son aile.

«Je ferai mon possible pour l'aider à relaxer. Je vais tenter de lui faire comprendre que les dimensions de la patinoire sont les mêmes que dans la Ligue américaine et que dans le junior.»

En agissant ainsi, Darche souligne qu'il remet aux plus jeunes ce qu'il a pu obtenir: un coup de main pour se sentir à l'aise et bienvenu.

«Qu'on le veuille ou non, c'est intimidant pour un jeune d'arriver dans une équipe de la LNH».



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